Des procureurs du port bientôt désignés pour lutter contre le trafic de cocaïne à Anvers

La désignation de procureurs du port et la mise en place d'interdictions de présence sur le site doivent aider à mieux lutter contre le trafic de cocaïne dans le port d'Anvers, annonce mercredi le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne dans le Tijd, à la suite d'une enquête menée par le quotidien sur ces trafics.

Vincent Van Quickenborne (Open VLD) veut dès le début de l'année prochaine travailler avec des procureurs du port qui seraient compétents sur l'ensemble du vaste site portuaire d'Anvers. "Ils seront ainsi en contact avec, entre autres, la douane, la police maritime, la police locale et le secteur privé.

Le port d'Anvers est situé sur deux arrondissements et dépend de deux parquets, deux tribunaux correctionnels. Différents juges d'instruction sont dès lors concernés. Ce n'est pas idéal", observe le ministre. La partie ouest du port, située sur la rive gauche de l'Escaut est en effet située en Flandre orientale, dans l'arrondissement de Termonde, la rive droite dépendant du parquet d'Anvers. Pour ce faire, le ministre compte utiliser une astuce juridique. Les navires dans lesquels de la cocaïne est découverte dans un terminal situé en Flandre orientale ont forcément dû transiter par l'arrondissement d'Anvers, où les magistrats anversois sont compétents. "Les procureurs vont conclure des accords à ce sujet".

Autre nouveauté, les juges auront la possibilité de prononcer des interdictions de port, tout comme ils peuvent procéder à une interdiction d'y travailler. Pour le moment, seuls les juges d'instruction, lorsqu'ils libèrent un suspect, peuvent décider d'une telle interdiction. A l'avenir, cette sanction pourra être prise de manière "autonome".

Le ministre de la Justice a également l'intention de renforcer la police judiciaire fédérale d'Anvers via des mouvements en interne et l'engagement de consultants externes contractuels.

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