© VRT - Geert Van Hoeymissen

Plus de numérique, moins de subventions : le nouveau contrat de gestion de la VRT a été approuvé

Le nouveau contrat de gestion tant attendu de la VRT a été approuvé par le gouvernement flamand, ce jeudi. Le texte définit notamment les moyens financiers dont bénéficiera le radiodiffuseur public durant les cinq prochaines années, c'est-à-dire jusqu'en 2025 inclus. Le texte faisait l’objet de négociations depuis des mois.

Le nouveau contrat de gestion définit aussi les missions exactes de la VRT qui devra "informer, inspirer et relier tous les Flamands, et ainsi renforcer la société flamande", comme cela figure dans la première phrase de la déclaration de mission de la VRT.

Le fait que la VRT doive mettre l'accent sur l'information et la culture dans son offre - en plus des sports et des loisirs – n’est pas vraiment neuf, c’était déjà le cas depuis des années. La culture et l'histoire flamandes devraient également occuper une place de choix dans les programmes. Chaque semaine, la VRT devra aussi toucher au moins 85 % de la population.

Diversité

L’offre de programmes devra également refléter davantage la diversité de la société flamande. D'ici 2025, la VRT devra atteindre 48 % de femmes (c’est aujourd'hui 40 %) dans ses programmes, 9,5 % de personnes d'origine étrangère (c'est aujourd'hui 7,5 %) et 2 % de personnes handicapées (c'est aujourd'hui 1,5 %). 

Toutefois, la situation n'est plus la même que par le passé : ces actions ne sont plus soumises à des tests rigoureux en continu, mais seront parfois testées sur des échantillons aléatoires.

Impartialité

Selon le contrat de gestion, la VRT devra constituer un "barrage contre la désinformation" : réfuter les fausses nouvelles en vérifiant les faits sur toutes les chaînes possibles. L'accent sera mis sur des informations correctes, et non sur la rapidité. Les informations et leur interprétation devront rester impartiales, indépendantes et neutres. Afin de vérifier cela, la VRT devra participer à une enquête comparative.

Droits de diffusion

Dans le domaine du sport, le radiodiffuseur public sera toujours autorisé à acheter les droits de diffusion de grands tournois et de matches importants, mais la VRT devra également adopter une "position prudente" si des radiodiffuseurs commerciaux s'y intéressent également, a déclaré le ministre flamand des Médias Benjamin Dalle (CD&V).

Une place centrale pour l'audio et les vidéos

En ce qui concerne la forme, l'audio et les vidéos occuperont une place centrale, y compris sur le site d'info VRT NWS, même si les textes ne seront pas pour autant supprimés. Les articles d'information sur le site vrtnws.be resteront donc possibles, mais d'ici 2025, 65 % des contenus devront être pourvus de liens audio et/ou vidéo. 

L'offre numérique de la VRT doit également répondre à l'évolution de l'utilisation des médias et peut donc également être trouvée sur les "nouvelles" plateformes de réseaux sociaux comme Instagram ou TikTok.
 

Baisse de la dotation

Avec ce contrat de gestion, la VRT recevra 25,1 millions d'euros de subventions en moins. Entre 2007 et 2019, la dotation avait déjà diminué, passant de 296,4 millions d'euros à 267,6 millions d'euros. D'ici cinq ans, la VRT devra se contenter de 258,39 millions d'euros de subvention.

Cela nécessitera des choix, des réformes et des gains d'efficacité internes et externes, avertit le contrat de gestion. Les revenus publicitaires de la VRT pour 2021 seront plafonnés à 77,8 millions d'euros. Ils seront ensuite adaptés à la taille du marché publicitaire. Afin de rendre cela réalisable dans la pratique, un montant unique de 16 millions d'euros a été prévu pour réorganiser la VRT et la convertir au numérique, a encore déclaré le ministre Benjamin Dalle.

Les plus consultés