Des représentants des métiers de contact se rendent en procession funéraire au domicile du Premier ministre

Des représentants de différents métiers de contact (images archives) organisent ce dimanche une marche funèbre symbolique du parking C au Heysel vers Brakel, la commune où vit le Premier ministre Alexander De Croo. Ils se sentent discriminés par l’interdiction actuelle d’exercer leur métier en raison de mesures de prévention sanitaire dues à l’épidémie de coronavirus.

Selon l'organisatrice de l’action symbolique, Nathalie Vanhaesendonck, diverses fédérations professionnelles flamandes et francophones se rendront au Heysel. Représentant des salons de coiffure, de beauté, de tatouage, elles estiment que la décision de fermer leurs établissements n'était pas basée sur les données des contaminations. Le rendez-vous est fixé à 13h sur le parking C du Heysel. 

Après plusieurs prises de parole, le cortège de voitures prendra la direction de Brakel vers 14h. Un gerbe de fleurs sera déposée non loin du domicile du Premier ministre De Croo, mais sa rue sera quant à elle fermée à la circulation. L'organisation précise qu'il s'agit d'un événement apolitique et met en garde contre toute récupération. 

Le cabinet d'Alexander De Croo rappelle de son côté que les représentants des métiers de contact ont été reçus mardi dernier par le gouvernement. Ils ont été écoutés, et entendus, et le gouvernement leur a présenté les avis scientifiques sur la base desquels la fermeture de leurs établissements a été décidée. Le gouvernement a également clarifié les mesures de soutien auxquelles ces professionnels avaient droit, comme le double droit passerelle. 

"On leur a également dit qu'ils feraient partie de la première vague d'assouplissements quand cela sera possible, tout comme ils l'avaient été lors de la première vague de la pandémie. Mais tout le monde voit bien que la situation sanitaire est extrêmement difficile pour l'instant. Le nombre de nouvelles contaminations reste à un niveau élevé et ne baisse plus. Cela signifie qu'il y a un risque d'une nouvelle augmentation", concluait le porte-parole du Premier ministre.

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