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Davantage de troubles de l’alimentation depuis la 2e vague de corona

Depuis début novembre, au moment où entraient en vigueur en Belgique des mesures de prévention renforcées contre la propagation du coronavirus, un nombre encore accru de citoyens souffrent de troubles des conduites alimentaires. Il s’agit d’anorexie nerveuse ou mentale, de boulimie ou de "manger ses émotions" - un mécanisme utilisé pour atténuer le stress, la peur, la colère, l'ennui et la solitude via l’alimentation. A tel point qu’il y a trois mois d’attente sur les listes pour l’accès à une aide psychologique. Une aide ambulatoire d’urgence est par contre toujours possible.

Le nombre de personnes souffrant de troubles de l’alimentation a augmenté depuis le deuxième confinement et donc aussi le nombre de patients à la recherche d’une aide psychologique spécialisée. "Actuellement, il est possible de recevoir de l’aide, mais de façon ambulatoire. En Flandre orientale, nous avons un bon réseau d’aide ambulatoire", indiquait à VRT NWS An Vandeputte du Centre flamand d’expertise pour les problèmes d’alimentation et de poids. "Le personnel d’assistance est réparti à Gand, dans la région d’Alost, et aussi dans les environs d’Eeklo".

L’aide ambulatoire ne pose donc pas problème, mais lorsqu’une aide résidentielle est nécessaire, pour entamer un traitement ou être admis dans une structure d’aide, c’est actuellement plus problématique. Depuis le début de la deuxième vague de contaminations au coronavirus, de nombreuses demandes proviennent en effet des départements de pédiatrie.

"Pour y répondre, nous avons développé dans ces départements une formation complémentaire accélérée, afin que les équipes puissent y apporter l’aide nécessaire", indique An Vandeputte. Si un problème physique aigu se présente, lié à un trouble de l’alimentation, le Centre flamand d’expertise veille à ce que le département de pédiatrie soit soutenu par un membre du personnel de l’unité psychiatrique. Ils travaillent alors en collaboration avec un thérapeute ambulatoire spécialisé. L’aide d’urgence est ainsi assurée.

"Le gros problème demeure le suivi des patients. A l’heure actuelle, les places pour un traitement spécialisé dans les unités psychiatriques sont toutes occupées et les patients doivent attendre trois mois. Mais lorsque quelqu’un se présente avec un problème qui prend rapidement de l’ampleur, nous cherchons toujours une solution dans le secteur des soins de santé", concluait An Vandeputte.

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