Dix-neuf nouveaux radars-tronçons annoncés sur les routes de Flandre pour 2021

La ministre flamande de la Mobilité Lydia Peeters a annoncé ce mardi le placement l’an prochain de 19 nouveaux radars-tronçons. Ils permettent de mesurer la vitesse des véhicules sur une plus longue distance. La ministre libérale veut ainsi davantage sécuriser des endroits jugés dangereux dans les cinq provinces de la Région flamande.

Lydia Peeters (photo archives) a consacré 15 millions d’euros aux contrôles de mesures mises en place, dont 4,4 millions seront utilisés pour l’installation de radars-tronçons supplémentaires et de nouvelles caméras qui doivent dissuader les conducteurs de passer au feu rouge à grande vitesse. 

Pour ce faire, la ministre flamande à la Mobilité se concerte avec les administrations et les zones de police locales, qui ont indiqué leurs "préférences" à l’Agence des routes et de la circulation. Il s’agit de sécuriser certains points noirs classiques et d’autres signalés de longue date. 

Ce sera notamment le cas à Courtrai (Flandre occidentale), sur la route régionale au Pottelberg en direction d’Aalbeke. Mais aussi sur la N8 vers Ninove (Flandre orientale), après la sortie de l’autoroute E40. A côté du périphérique autour d’Aarschot (Brabant flamand), de la N12 à Wijnegem (province anversoise) et de la Noorderlaan dans le port anversois, les routes régionales à Diest (Brabant flamand), Grammont (Flandre orientale) et Gingelom (Limbourg) seront également pourvues d’un nouveau radar-tronçon. Pour ne citer que quelques exemples. 

Les nouveaux radars et caméras seront fournis l’an prochain. Il reviendra aux polices locales de décider de leur emplacement précis.

"Attendre le gouvernement fédéral"

"La sécurité routière est de toute façon très importante et nous constatons qu’une vitesse excessive reste meurtrière sur les routes. C’est pourquoi nous veillons aux contrôles via les radars-tronçons et caméras. Nous voulons que les gens adaptent leur vitesse. C’est souvent sur les chaussées que la vitesse est trop élevée, ce qui explique pourquoi nous intervenons avant tout à ces endroits-là", indiquait la ministre Peeters. 

Mais le sujet possède aussi son lot de surréalisme typiquement belge. "Dans toute cette approche, nous comptons aussi sur les autorités fédérales. C’est la Flandre qui livre les caméras - le matériel -, mais le logiciel qui permet à ces appareils de fonctionner est du ressort du gouvernement fédéral, qui n’est pas toujours rapide. J’aurai bientôt un entretien à ce sujet avec la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden. Afin que les caméras remplissent leur fonction et que l’on puisse effectuer des procès-verbaux", précisait Lydia Peeters.

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