Les 9 victimes du producteur de télévision Bart De Pauw sortent de l’ombre

Les neuf femmes qui accusent le producteur de télévision flamand Bart De Pauw de harcèlement, ont fait une déclaration conjointe mercredi après une fuite dans la presse. "Tout ce que nous voulons, c'est que les comportements déplacés actuels cessent", expliquent-elles. Parmi elles figurent les actrices flamandes Maaike Cafmeyer, Liesa Naert, Lize Feryn et Ella-June Henrard.

Maaike Cafmeyer, Liesa Naer et Ella-June Henrard ont travaillé avec Bart De Pauw. Ce n'est pas le cas de Lize Feryn, mais elle a reçu des messages à caractère sexuel de sa part à partir de 2014.

Les autres femmes qui poursuivent le producteur sont Cathérine Ongenae, qui a travaillé comme habilleuse et actrice, Dymphne Poppe, ancienne réalisatrice de programmes à la maison de production de De Pauw Koeken Troef, Ellen Lloyd, habilleuse pour l'émission de télévision "Twee tot de zesde macht", Jenka Van de Voorde, ancienne stagiaire et collaboratrice de Koeken Troef et Helena De Craemer, ancienne stagiaire à la maison de production.

Les neuf femmes se sont constituées parties civiles dans le procès contre le réalisateur de télévision. Le procès débutera jeudi prochain.

Dans leur déclaration conjointe, elles se disent soulagées que le procès commence "enfin". "Et pourtant, nous regrettons que tout cela doive passer par les tribunaux. La seule chose que nous voulons, c'est que les comportements déplacés actuels cessent. Mais aussi que Bart De Pauw reconnaisse qu'il a commis de graves erreurs, qu'il s'excuse et ne rendra plus coupable de tels comportements à l'avenir", affirment-elles. 

Elles ont ajouté qu'elles ne feront plus de commentaires dans les médias et demandent aux journalistes de respecter leur vie privée ainsi que celle de leurs proches.

L'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes s'est également constituée partie civile dans cette affaire, car "le comportement déplacé au travail est un problème grave dans notre société", explique la directrice adjointe de l'organisme, Liesbet Stevens. "C'est un problème dont les personnes qui y sont confrontées n'osent généralement pas parler, parce qu'il génère un sentiment de honte, mais surtout parce qu'il implique souvent un rapport de force", souligne-t-elle.

Jonas Roosens

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