Les mesures contre le coronavirus prolongées jusqu'au 1er mars

Les mesures actuelles visant à limiter la propagation du coronavirus dans le pays sont prolongées jusqu'au 1er mars 2021. C’est ce qui ressort du nouvel arrêté ministériel publié mardi en début de soirée au Moniteur belge. La prolongation ne signifie pas que des adaptations ne seront pas décidées avant cette date. Le Comité de concertation a convenu de se réunir le 22 janvier prochain pour évaluer une nouvelle fois la situation. "Des adaptations sont éventuellement toujours possibles à ce moment si la situation le permet", indiquait ce mercredi le cabinet du Premier ministre Alexander De Croo.

Les mesures, qui ont pris effet le 2 novembre et étaient initialement applicables jusqu'au 15 janvier, ont dû être prolongées, a indiqué mardi soir la porte-parole de la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden. Ceci ne signifie cependant pas qu'aucun assouplissement n'est envisageable avant le 1er mars, indique la ministre. 

"Cet arrêté traduit les accords du Comité de concertation de vendredi dernier", commentait-on au cabinet De Croo. "Il avait alors été convenu que les règles sur les voyages, prévoyant un testing strict et une quarantaine obligatoire, soient valables certainement jusqu'après le congé de Carnaval. D'où le délai du 1er mars". L'arrêté ministériel autorise également la réouverture des auto-écoles, comme il avait déjà été décidé lors du dernier Comité de concertation.

Critiques à propos du manque de communication

La ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden (photo) a reconnu ce mercredi matin sur les ondes de la VRT radio que la communication sur la prolongation de six semaines des mesures de prévention contre le coronavirus aurait pu être meilleure. Le Comité de concertation de vendredi dernier n'avait pas clairement informé sur la prolongation des mesures jusqu'au 1er mars, ce qui a suscité des critiques lorsque cette information est parue au Moniteur mardi soir. 

Dans un premier temps, le cabinet Verlinden avait justifié l'absence de communication autour du prolongement des mesures par le souci d'éviter de jeter de la "confusion" au sein de la population. Ce mercredi matin, Annelies Verlinden reconnaissait néanmoins une erreur de communication. "Je comprends ces réactions", déclarait-elle dans l'émission De Ochtend (VRT). La communication "est importante pour le soutien et la motivation des gens", a convenu la ministre CD&V. 

"Je comprends aussi pleinement la frustration et la fatigue de la population. Je ne suis pas une psychologue de la motivation. On aurait aussi pu prolonger de deux semaines, puis encore et encore. Mais certains ont préféré partir d'un scénario du pire avec une prolongation de six semaines, pour laquelle on dit que des ajustement sont possibles", indiquait la ministre. Elle qualifie de "réaliste" la prolongation de six semaines, au motif qu'il importe de faire la clarté pour le congé de Carnaval.

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