Francken veut que le dernier C-130 puisse être conservé à Melsbroek, pas à Beauvechain

Dans une lettre publié vendredi, le député fédéral Theo Francken (N-VA, photo, à g.) a demandé au ministre-président flamand, Jan Jambon, de faire inscrire au patrimoine culturel flamand l'unique avion de transport militaire C-130H Hercules qui sera préservé après son retrait du service prévu en avril. Il veut ainsi permettre que l’avion soit conservé à l’aéroport militaire de Melsbroek (Brabant flamand) plutôt qu'au sein du centre historique de Beauvechain, lequel s'engage à conserver l'appareil intact pour le présenter au grand public.

La ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), a attribué cet avion, imatriculé CH-13, au musée installé sur la base aérienne de Beauvechain, le 1st Wing Historical Centre (1WHC), plutôt qu'à l'association Dakota Historical Center du 15e wing, situé dans l'enceinte de la base militaire de Melsbroek. "C'est une décision définitive, finale", a-t-elle affirmé mercredi en commission de la Défense de la Chambre en réponse à des questions de députés fédéraux, principalement flamands. 

L’un des plus virulents était l’ancien Secrétaire d’Etat Theo Francken, un ardent défenseur de l'option Melsbroek, tout comme, dans une moindre mesure, ses collègues Tim Vandenput (Open VLD) et Kris Verduyckt (SP.A). Dans une lettre adressée à Jan Jambon, qui est également ministre flamand de la Culture, le député nationaliste lui demande maintenant de reprendre cet appareil sur la liste du patrimoine culturel mobilier de la Communauté flamande, en expliquant que la place qui revient au C-130 est Melsbroek (Brabant flamand). 

Le gouvernement flamand a déjà inscrit en juillet 2012 un autre avion conservé à Melsbroek, le Fairchild C-119G Flying Boxcar CP-10, sur sa liste du patrimoine culturel mobilier comme "topstuk" (pièce de choix).

Une pétition en ligne lancée juste après Noël pour la conservation à l'aéroport militaire de Melsbroek du C-130H Hercules que l'armée s'apprête à retirer du service, avait été signée par plus de 300 personnes, dont d'anciens pilotes et mécaniciens, ainsi que des para-commandos, utilisateurs fréquents de ce type d'appareil.

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