L'armée rapatrie du Niger une cinquantaine de militaires après des tests Covid positifs

L'armée a bouclé le rapatriement d'une cinquantaine de militaires en opération au Niger, dont une vingtaine de personnes testées positives au nouveau coronavirus et, par mesure de précaution, une trentaine d'autres. Ce rapatriement a entraîné la suspension de la mission, confirme une source militaire.

Leur rapatriement avait été annoncé mercredi à la suite de la découverte d'une vingtaine de cas positifs au Covid-19 au sein du détachement déployé à Maradi (centre-sud du Niger) dans le cadre de l'opération bilatérale New Nero (ONN). Celle-ci vise à former des unités de l'armée nigérienne pour mener des opérations spéciales pour combattre les groupes djihadistes actifs au Sahel. 

Une vingtaine de personnes avaient été testées positives au nouveau coronavirus et, par mesure de précaution, le ministère de la Défense avait décidé de les rapatrier, tout comme une trentaine de militaires "exposés à des contacts à haut risque". Ils sont tous rentrés au cours des derniers jours, par trois vols différents, et ont été mis en quarantaine, a indiqué samedi soir un porte-parole militaire à l'agence Belga. Le rapatriement a été assuré par des avions de l'armée allemande - qui a fait de l'évacuation médicale une de ses spécialités -, via l'aéroport allemand de Cologne. 

L'armée belge est présente au Niger afin d'aider ce pays sahélien à renforcer les capacités militaires et de soutenir le pays dans sa lutte contre le terrorisme. Elle y déploie actuellement des équipes mobiles d'éducation et de formation, en jargon des "Mobile Education and Training Teams" (METT). Depuis le lancement de l'opération New Nero fin 2017, cinq compagnies d'intervention nigériennes (d'environ 150 hommes chacune) ont déjà été formées dans différentes disciplines, comme les opérations tactiques et l'appui médical, la navigation, la communication ainsi que le tir. 

Le but est de permettre à l'armée nigérienne (photo) de combattre les groupes djihadistes actifs au Niger, au Mali et au Burkina Faso, où ils mènent de fréquentes attaques. Le détachement, qui arrivait en fin de déploiement, était principalement fourni par le 2e bataillon de commandos de Flawinne (Namur). Il doit être remplacé dans les prochaines semaines par un autre, provenant de la même unité. D’après la Défense, une quarantaine de militaires sont restés sur place, notamment pour assurer la sécurité du cantonnement de Maradi.

AFP or licensors

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