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Alexander De Croo plaide pour l’interdiction temporaire de voyages non essentiels

Le Premier ministre Alexander De Croo (photo) plaidera pour une interdiction temporaire et ciblée des voyages non essentiels lors du sommet européen de ce jeudi. Il l'a confirmé mercredi soir sur le plateau du journal télévisé de la VRT. "Nous sommes maintenant dans une situation légèrement meilleure, mais la moindre étincelle peut faire remonter les chiffres en flèche. Nous devons éviter cela et protéger notre bonne position", a expliqué le Premier ministre.

Les chefs d'État et de gouvernement européens discutent ce jeudi de l'approche européenne commune face à la pandémie. Sur la table de leurs échanges: la campagne de vaccination et la stratégie de test, mais aussi les voyages qui semblent favoriser la propagation de variantes du corona très contagieuses. 

Pour le Premier ministre belge, il n'y a pas lieu de fermer purement et simplement les frontières, afin de maintenir les échanges commerciaux et l'approvisionnement, et de permettre aux travailleurs transfrontaliers de maintenir leurs activités professionnelles. Mais il importe à ses yeux de suspendre l'autorisation des voyages non essentiels comme ceux qui relèvent du tourisme. 

"Je voudrais bien donner des perspectives, mais je ne veux pas donner de faux espoirs. On voit que le tourisme représente un certain risque", a notamment expliqué le Premier ministre. Alexander De Croo a fait part de son souhait de voir une telle interdiction "durant une certaine période" incluant "la période de Carnaval", a-t-il ajouté. 

Le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) a lui aussi indiqué mercredi devant le Parlement flamand qu'il était favorable à une interdiction des voyages non essentiels. La veille, le ministre flamand du Bien-être et de la Santé, Wouter Beke (CD&V) s'était déjà prononcé dans ce sens. 

Selon Jan Jambon (photo), le gouvernement flamand préparera le Comité de concertation vendredi matin. "Si le ministre Beke et moi-même partageons cet avis, nous ferons en sorte que le gouvernement adopte cette position", a-t-il dit, en réponse à une question de Hannes Anaf (SP.A).

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