Frank Abbeloos

Les voyages non essentiels à l'étranger interdits jusqu'au 1er mars, les coiffeurs pourraient rouvrir le 13 février

Réuni ce vendredi après-midi, le Comité de concertation - rassemblant les principaux ministres du gouvernement fédéral et les ministres-présidents des entités fédérées - a décidé d’interdire tous les voyages non essentiels à l'étranger du 27 janvier au 1er mars. C’est ce qu’a confirmé le Premier ministre Alexander De Croo lors d'une conférence de presse en début de soirée. Seuls les voyages professionnels, les voyages à but humanitaire ou pour raisons familiales seront autorisés. Le Comité de concertation devrait décider le 5 février si les coiffeurs et d'autres métiers de contact non-médicaux peuvent reprendre leur activité le 13 février, sous conditions. Tout dépendra de l’évolution de la situation sanitaire. Le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, a résumé la politique des autorités belges pour combattre l'épidémie en trois mots: tester, isoler et vacciner. 

L'intention des autorités est de réduire la propagation du coronavirus et de ses nouveaux variants - notamment britannique - qui se révèlent plus contagieux. Un assouplissement ne peut d’ailleurs être envisagé que si la courbe des contaminations, hospitalisations et décès dus au coronavirus continue à baisser, précisait Alexander De Croo (photo). La réouverture des salons de coiffure, de beauté et d’autres métiers de contact non-médicaux est envisagée pour le 13 février, mais devra être confirmée, ou non, lors du Conseil de concertation du 5 février prochain. En fonction de l'évolution de l'épidémie. 

"Il y aura des conditions strictes liées à la réouverture des salons de coiffure et de beauté. Ils ne recevront que sur rendez-vous et il ne pourra y avoir qu’un seul client dans le salon par 10m². Les autres clients devront attendre dehors. Le coiffeur devra porter un masque chirurgical", ajoutait le journaliste Johny Vansevenant avant la conférence de presse. Le Premier ministre précisait que les aides aux secteurs les plus touchés seront prolongées. 

Voyages non essentiels interdits pendant un mois

Les voyages à des fins récréatives et touristiques vers l'étranger ou venant de l'étranger seront interdits du 27 janvier au 1er mars, a également annoncé le Premier ministre Alexander De Croo. L'interdiction de voyager sera contrôlée tant au niveau du trafic routier, aérien, maritime que ferroviaire. "Nous limitons les voyages à ce qui est essentiel", a-t-il précisé en citant comme exemples les déplacements liés à la coparentalité, aux traitements médicaux, à ceux effectués par les travailleurs transfrontaliers ou les étudiants, et pour les voyages "à pur caractère professionnel".

Les personnes qui se rendent en Belgique et en reviennent doivent être en possession d'une déclaration sur l'honneur. Un modèle de formulaire sera fourni par la ministre de l'Intérieur. La déclaration sur l'honneur doit être liée au "Passenger Location Form" des passagers et être étayée par les documents nécessaires.

Pendant la durée de l'interdiction, seuls les déplacements essentiels sont autorisés. Un aperçu des voyages autorisés se trouve sur:
https://centredecrise.be/fr/news/gestion-de-crise/le-comite-de-concertation-se-prononce-pour-une-interdiction-temporaire-des

A partir de lundi 25 janvier, les voyageurs en provenance du Royaume-Uni, d'Afrique du Sud et d'Amérique du Sud devront en outre observer une quarantaine de 10 jours à leur arrivée sur le territoire belge. Ils devront aussi se soumettre à un test PCR avant leur départ et à leur arrivée en Belgique.

Le Comité de concertation souhaite que tout non-résident qui voyage vers la Belgique se fasse à nouveau tester à son arrivée en Belgique, en plus du test négatif obligatoire préalable à son départ. Il pourra s’agir d’un test PCR ou d’un test antigénique rapide. Le Comité de concertation demande à la Conférence interministérielle Santé publique, à la Taskforce Testing et au Commissariat COVID-19 de concrétiser ce point.

Les personnes qui sont contaminées au coronavirus devront rester isolées pendant dix jours au lieu de sept actuellement. Quant aux personnes qui doivent observer une quarantaine parce qu’elles ont eu un contact à haut risque ou parce qu’elles sont rentrées d’un zone rouge à l’étranger, elles devront la faire pendant dix jours. Cette durée pourra être réduite à un minimum de sept jours à condition de présenter un test négatif qui aura été effectué au plus tôt sept jours après l'exposition.

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