(c) An Van Gijsegem

L’enquête "CurieuzeNeuzen" va étudier le réchauffement climatique et la sécheresse via les jardins des particuliers

L' université d’Anvers (UAntwerpen) et le quotidien De Standaard lancent une nouvelle grande enquête citoyenne: "CurieuzeNeuzen in de Tuin". L’idée est de mesurer le réchauffement et la sécheresse via les jardins. Toute personne possédant une parcelle de gazon peut y participer. Il suffit de planter un capteur dans l'herbe et de le laisser là pendant six mois. La campagne commence en avril. Les scientifiques espèrent intéresser 5 000 participants.

Il y a deux ans, "CurieuzeNeuzen" avait organisé une grande enquête citoyenne sur la qualité de l’air, à laquelle 20 000 Flamands avaient participé. Cette année, les chercheurs veulent étudier la sécheresse dans notre jardin. "La plus grande enquête citoyenne sur la chaleur et la sécheresse jamais réalisée" écrit De Standaard. Les scientifiques tenteront de répondre à ces questions : Qu'est-ce qui rend un jardin frais ou sec ? Pourquoi certains endroits sont-ils plus résistants à la chaleur et à la sécheresse que d'autres ?

Les réponses à ces questions pourront aider à mieux nous adapter aux conséquences du réchauffement climatique. Elles pourront aussi nous donner des indications sur la manière de mieux protéger nos jardins, mais aussi nos parcs, nos champs et nos réserves naturelles, face à la sécheresse.

Le sol comme réservoir de CO2

Les scientifiques de "CurieuzeNeuzen" prélèveront également un échantillon de sol dans chaque jardin. Ils veulent savoir quelle quantité de CO2 y est stockée et quelle est la place disponible pour du dioxyde de carbone supplémentaire. 

Les plantes absorbent le CO2. Une partie provient des racines et de la matière végétale en décomposition dans le sol. Les sols contenant beaucoup de vie, comme les vers, l'humus et les champignons, retiennent le carbone plus longtemps. L'échantillon de sol peut donc aussi apprendre quel rôle les jardins, les jardins publics ou les champs peuvent jouer dans la maîtrise des gaz à effet de serre et ce qui influence exactement ce processus. 

Tout le monde peut contribuer à cette enquête universitaire, déclare Filip Meysman, professeur de biogéochimie à l’UAntwerpen : "Encore une fois, des milliers de points de mesure sont nécessaires pour pouvoir équilibrer suffisamment de données". Tous les jardins, grands ou petits, urbains ou ruraux, peuvent apporter une valeur ajoutée. Toute personne possédant une ou plusieurs pelouses d'au moins deux mètres de diamètre peut introduire une demande.

Les chercheurs sélectionneront 5 000 spots représentatifs et y placeront un capteur pendant six mois, de début avril à fin septembre. Le capteur enverra toutes les données à une base de données centrale. Vous pouvez consulter les résultats via une carte interactive en points. Ceux qui disposeront d’un capteur dans leur jardin pourront suivre les mesures en direct sur un tableau de bord personnel.  

(c) An Van Gijsegem

Les plus consultés