Une stratégie adaptée pour les écoles, avec des tests rapides et des équipes mobiles de test

Le nombre d’écoles forcées à fermer (partiellement) leurs portes en Flandre augmente rapidement depuis quelques jours, se situant maintenant à une vingtaine complètement fermées et une trentaine closes en partie. Et alors que le ministre fédéral de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, s’inquiétait ce dimanche midi - sur le plateau de l’émission "De Zevende Dag" (VRT) - que les écoles puissent également devenir des sources de contamination, le ministre flamand de l’Enseignement, Ben Weyts, a annoncé la mise en place d’une stratégie de test propre aux écoles. Elle sera introduite progressivement et basée sur deux volets. Dès qu’une éventuelle contamination est signalée dans une école, un test rapide sera effectué le premier jour sur tous les contacts à haut risque. Lorsqu’un foyer de contamination est craint dans une école, une équipe mobile de test sera mobilisée.

L’avantage des tests rapides est qu’ils donnent immédiatement un résultat. Les super-contaminateurs sont ainsi immédiatement détectés et l’on peut alors éviter que des foyers de contamination ne se forment. Ou du moins limiter leur ampleur. Ce qui est essentiel dans le cadre de la lutte contre le coronavirus et surtout sa variante britannique. 

Les tests rapides (photo) sont effectués par des bénévoles de la Croix-Rouge, en collaboration avec les Centres pour l’accompagnement des jeunes. Si le test rapide s’avère négatif, un test PCR courant sera effectué le 7e jour. Entretemps, les élèves et/ou enseignants concernés par un contact rapproché doivent rester en quarantaine. 

Si l’on soupçonne la formation d’un foyer de contaminations, des équipes mobiles de test seront sollicitées. Elles viendront à bord d’un bus dans les écoles concernées. Ces équipes pourront effectuer rapidement un frottis de gorge avec un écouvillon pour un test PCR. Tant l’hôpital universitaire d’Anvers que celui de Gand ont des équipes mobiles prêtes à partir.

Contact à haut risque ?

Dès ce lundi, les élèves des écoles primaires qui ont été en contact avec un enfant contaminé seront considérés comme contact à haut risque. Jusqu’à présent ils n’étaient considérés que comme contact à faible risque. Ce qui veut dire que davantage d’enfants devront être testés. Comme pour les adultes, la durée de l’isolement pour les enfants contaminés est de dix jours. 

"Nous continuons à faire autant que possible pour garder les écoles ouvertes", précise le ministre flamand de l’Enseignement (photo). "C’est justement pour cela que nous intervenons franchement avec des règles qui sont adaptées à la situation locale de l’école, et cela sur base des scénarios existants. Dans certains cas, cela signifiera la fermeture d’une ou plusieurs classes, dans d’autres cas il faudra même fermer toute une école". 

Parmi les quelque 4.000 écoles existant en Flandre, une vingtaine sont actuellement entièrement fermées et une trentaine partiellement fermées à cause d’infections au coronavirus. "Il ne faut jamais dire que cela n’arrivera pas, mais dans la grande majorité des écoles on ne constate pas de gros problème et il n’est donc pas nécessaire actuellement de fermer tous les établissements scolaires".

Lundi, le ministre Weyts se concertera avec son collègue de la Jeunesse, Benjamin Dalle, à propos des activités à l'extérieur pour les enfants de moins de 13 ans.

"Les écoles peuvent devenir des sources de contamination"

"Nous devons bien réfléchir à la façon dont nous appréhendons les contaminations chez les enfants car, à un certain moment de l'épidémie, la vie à l'école peut elle-même devenir une source de contamination", avait indiqué ce dimanche midi dans l’émission "De Zevende Dag" (VRT) le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke. 

"Ce que nous voyons, c'est une épidémie qui progresse sous la surface en plus de l'épidémie. On voit la croissance de variants, comme le variant sud-africain, face auxquels on ne sait pas avec certitude si les vaccins sont bien efficaces. Mais nous savons ce que nous devons faire: tester, tester, tester, isoler, et vacciner, vacciner, vacciner". 

"D'une part, grâce à la campagne de vaccination, nous pouvons entrevoir la fin mais, de l'autre côté, avec les mutations, nous voyons resurgir le danger. Nous devons être rapidement sur la balle et continuer à appliquer les mesures: masques, lavage des mains, limitation des contacts et être très, très prudents", a ajouté Vandenbroucke (photo). Les efforts déployés actuellement sont nécessaires, notamment pour pouvoir maintenir les écoles ouvertes, a encore indiqué le ministre qui juge positivement l'action menée par le ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts.

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