Bart Somers entame la procédure pour retirer sa reconnaissance à une mosquée limbourgeoise

Le ministre flamand der l’Intérieur, Bart Somers, a annoncé ce mercredi le lancement de la procédure qui doit mener au retrait de la reconnaissance d'une mosquée située à Houthalen-Helchteren dans le Limbourg et dont l'iman aurait tenu des propos homophobes sur les réseaux sociaux.

La mosquée Yesil Camii à Houthalen-Helchteren - aussi appelée la mosquée verte - risque de perdre sa reconnaissance parce que son imam a diffusé des messages haineux et discriminatoires à l'égard de la communauté LGBT, a précisé le cabinet du ministre Bart Somers (Open VLD). "Nous avons un cadre réglementaire qui détermine ce que les communautés religieuses locales doivent faire pour obtenir une reconnaissance et la conserver", précisait le ministre libéral. "Ceux qui vont à l’encontre des droits fondamentaux de la législation et du Traité européen des droits de l’Homme peuvent perdre cette reconnaissance". 

L'imam de la mosquée a partagé un message sur Facebook qui explique de manière discriminatoire pourquoi l'homosexualité est interdite dans l'islam et que l'homosexualité entraîne la maladie et la dégénérescence, a précisé le ministère. 

L’imam a également partagé un message dans lequel il dit encore toujours soutenir le directeur du ministère des Affaires Religieuses (Diyanet) en Turquie. Ce dernier avait attaqué la communauté des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres lors d’un discours controversé. L’imam de Yesil Camii avait remercié quelqu’un qui avait réagi à son message, en déclarant que "l’homosexualité est un virus du capitalisme et de la démocratie". 

La page Facebook officielle de la mosquée de Houthalen-Helchteren reprend aussi un long communiqué de Diyanet dans lequel le ministère turc explique que l’homosexualité est défendue dans l’islam parce qu’elle mine la famille et forme donc une menace pour la société. 

Le conseil provincial, le conseil communal, l’organe représentatif, l’administration du culte concernée et le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, doivent maintenant publier un avis endéans les 60 jours. "Seuls ceux qui respectent le cadre légal seront reconnus ou pourront conserver leur reconnaissance", précise le ministre Somers (photo). "C’est dans l’intérêt de tous les musulmans et, par extension, de tous les croyants en Flandre qui peuvent réconcilier leur religion avec un état de droit démocratique".

Les plus consultés