Coup d’état en Birmanie : inquiétudes belges et européennes

Le président du Conseil européen Charles Michel, ainsi que la ministre belge des Affaires étrangères Sophie Wilmès ont rapidement condamné ce lundi, via Twitter, les derniers évènements en Birmanie. Les militaires y ont arrêté la cheffe de facto du gouvernement, Aung San Suu Kyi, et le président Win Myint. L'armée, qui conteste les résultats des élections législatives de novembre, a proclamé l'état d'urgence et placé ses hommes aux postes de pouvoir.

"Je condamne fermement le coup d'Etat en Birmanie, et appelle les militaires à libérer tous ceux qui ont été arrêtés illégalement dans des raids à travers le pays", a écrit Charles Michel, dans un message posté en anglais sur son compte officiel. "Le résultat des élections doit être respecté et il faut restaurer un processus démocratique."

La ministre belge des Affaires étrangères Sophie Wilmès (photo), évoque quant à elle un "coup d'État qui vise à saper la démocratie". La Belgique est "inquiète", indique-t-elle, plaçant une potentielle réponse dans le cadre européen: "Nous considérerons les suites à donner à ces actions avec nos partenaires européens".

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, et le chef de la diplomatie de l'Union européenne, l'Espagnol Josep Borrell, ont eux aussi "condamné avec force" le coup d'Etat, et appelé à la libération immédiate des détenus. "Le gouvernement civil légitime doit être restauré", commente l'Allemande sur Twitter. "Le peuple de Birmanie veut la démocratie. L'Union européenne est avec lui", indique Josep Borrell.

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