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Les experts conseillent de garder le masque au bureau

Les experts du Risk Assessment Group (RAG) conseille désormais fortement de porter un masque au bureau (sur le lieu de travail en général) même si la distance d'1,5 mètre peut être maintenue. C’est ce qu’a indiqué ce mardi le virologue Yves Van Laethem lors d'un point presse du Centre de crise et de l'Institut de Santé publique Sciensano. Le conseil vaut aussi pour les espaces fermés partagés "avec des personnes qui ne font pas partie de notre foyer", a-t-il précisé. Les masques en tissu restent suffisants, mais les écharpes, foulards et bandanas ne seront par contre plus tolérés.

Cette recommandation est "spécialement valable si on reste longtemps dans l'espace, qu'il ne peut pas être ventilé de manière adéquate et si on y parle beaucoup", a souligné Yves Van Laethem. En outre, "les masques bricolés qu'on a dû se permettre parce qu'on manquait de masques en 2020 ne peuvent plus être utilisés comme alternative. Leur pouvoir filtrant est extrêmement aléatoire et souvent extrêmement insatisfaisant", a-t-il ajouté. Le virologue faisait allusion aux écharpes, foulards et bandanas, qui ne seront donc plus tolérés.

Un point essentiel ne change pas: la Belgique ne conseillera pas le masque FFP2 à la population générale, contrairement à certaines dispositions prises en Autriche et en Allemagne. "Ces masques sont non seulement nettement plus chers, mais ils ne peuvent pas être réutilisés et ils sont peu confortables", justifie le virologue.

Les masques en tissu restent donc satisfaisants. "La manière de les porter importe plus." Yves Van Laethem a argumenté que mettre un masque sert surtout à ne pas diffuser ses microbes. "Cet effet peut parfaitement être obtenu avec un masque en tissu. Le FFP2 est un peu plus efficace dans ce sens-là, mais pas beaucoup." Ce type de masque protège par contre des gouttelettes en suspension émises par d'autres personnes, mais ne le fera que si sa forme correspond à celle du visage.

Les "fit tests" réalisés en milieu professionnel montrent que dans 10 à 20% des cas, la personne doit porter un autre masque, rapporte le spécialiste. "Le fait que le masque est inconfortable fera qu'on le portera moins fréquemment ou moins adéquatement. Il sera donc moins efficace", insiste Van Laethem.

Le RAG considère que les masques jetables ne sont pas nécessairement meilleurs que les masques en tissu. Les masques équipés d'une soupape de ventilation sont par contre à proscrire. "Ils ont leur place dans le milieu industriel, mais ils n'empêchent pas de contaminer les personnes qui vous entourent si vous êtes porteur", a rappelé Yves Van Laethem.

L'avis du Risk Assessment Group (RAG) sur le port du masque sera mis à jour prochainement. Pour rappel, cette mesure concerne tous les individus âgés de plus 12 ans, en classe, dans les transports en commun, dans les magasins, ainsi que dans les espaces publics en plein air si la distance d'1,5 mètre ne peut être garantie. Certaines communes ont en outre imposé le masque sur tout leur territoire.

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