Les chats aussi en ont marre du confinement : "Cela perturbe leurs habitudes "

Les chats aussi peuvent souffrir des mesures sanitaires et du confinement. En effet, leurs maîtres sont plus souvent à la maison et perturbent ainsi leurs habitudes. La thérapeute comportementaliste Ineke Vander Aa et la vétérinaire Tiny De Keuster ont expliqué à la VRT que dès que cette routine s’interrompt, le chat s’angoisse.

Alors que nous sommes de plus en plus nombreux à travailler depuis la maison, les chats voient leurs routines et leurs habitudes se désorganiser, ce qui entraîne parfois des problèmes de comportement.

Ainsi, le vétérinaire Emmanuel Titeux à Paris affirme que de plus en plus de personnes lui signalent que leur chat a un comportement beaucoup plus agressif. "Cela se passe bien sûr dans une grande ville", nuance la vétérinaire et professeur de comportement animal à l'UGent Tiny De Keuster dans " Nieuwe feiten" sur Radio 1 (VRT). "Le problème se situe peut-être là, car les chats y vivent dans des endroits beaucoup plus petits ou ne peuvent pas sortir à l’extérieur."

Un chat a tendance à ritualiser sa journée, refaisant toujours les mêmes choses aux mêmes moments précis. "Je peux imaginer que si un chat est soudain confronté à des personne qui travaillent pendant la journée, que s'il veut se coucher à son endroit préféré pour dormir entre 10 et 11 heures et qu'il y a quelqu'un assis devant l'ordinateur, il sera dérangé. Quand les routines changent, un chat se sent mal à l'aise".

Les enfants qui sont plus souvent à la maison sont également stressants pour certains chats. Non pas parce qu'ils ne les aiment pas, mais parce qu'ils sont attachés à leur routine et à leur vie privée. "Entre 14 heures et 16 heures, je fais une sieste dans le canapé, si quelqu'un est assis là, j'ai un problème."
 

Une étude menée à Barcelone

Une étude a été menée à Barcelone, encore une grande ville,  pour savoir si les chiens et les chats souffraient du confinement. Elle a montré que les chats qui avaient déjà des problèmes auparavant, en avaient encore plus. C’étaient par exemple des chats qui sautaient sur les pieds de leurs maîtres lorsqu'ils traversaient le salon en chaussant leurs pantoufles. À Barcelone, les gens vivent à nouveau en petits groupes, le contexte est essentiel. En outre, le nombre de chats par famille joue aussi un rôle. S'il y avait plusieurs de chats dans une même famille, le stress était moindre lorsque les gens restaient à la maison".

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