"Seuls trois pays de l'UE ont un taux de vaccination supérieur à nous"

"Il faut arrêter de dire que les autres pays sont plus rapides que nous" en matière de vaccination, s'est emporté jeudi Frank Vandenbroucke (SP.A). Le ministre de la Santé publique a bien relevé certaines difficultés dans le suivi de la campagne, tout en niant tout retard par rapport aux pays voisins.

Frank Vandenbroucke était interrogé en séance plénière de la Chambre par les députés Catherine Fonck (CDH), Melissa Depraetere (SP.A), Caroline Taquin (MR), Peter De Roover (N-VA), Kathleen Depoorter (N-VA) et Sofie Merckx (PTB).
"Notre rythme de vaccination est bien trop lent", a estimé Mme Fonck. "C'est bien de dire qu'il faut vacciner, vacciner, vacciner, mais il faut surtout accélérer, accélérer, accélérer".

"Pendant que les uns sont en pénurie, il y en a qui sont en train de compter leurs sous", a relevé Sofie Merckx, pointant les bénéfices annoncés par la firme pharmaceutique Pfizer.

"La perspective est claire: quand les plus vulnérables seront vaccinés, il sera possible de reprendre une vie normale. C'est une certitude. L'incertitude, c'est quand (on pourra la reprendre)", a répondu Frank Vandenbroucke.

"Mais il faut arrêter de dire que les autres pays sont plus rapides que nous. Ce n'est pas correct, vous pouvez vérifier cela Mme Fonck ! Selon le 'vaccine tracker' de l'Union européenne, le taux de vaccination en première dose est de 1,1% aux Pays-Bas et de 2,8% en France et en Allemagne. La Belgique est à 3,1%. Ouvrez le lien ! Seuls trois pays de l'UE ont un taux supérieur: le Danemark, la Roumanie et la Pologne !"

Frank Vandenbroucke a par ailleurs évoqué deux problèmes concernant le vaccin développé par la firme AstraZeneca. D'une part, "nous n'obtenons pas tout de suite ce que nous avons espéré" et "nous déplorons ce manque de transparence". D'autre part, l'incertitude concernant l'efficacité pour les plus de 55 ans impose une modification de la stratégie de vaccination. "C'est un bon vaccin pour les 18-55 ans, et c'est ainsi que l'on va l'utiliser", a-t-il assuré.

En réponse au PTB, Frank Vandenbroucke s'est dit ouvert à "un débat fondamental sur le rôle de l'industrie pharmaceutique". "Mais aujourd'hui, ça ne va pas nous aider. Il faut travailler avec les instruments que nous avons."
 

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