Les coiffeurs peuvent rouvrir le 13 février, les autres métiers de contact le 1er mars

Le Comité de concertation, qui réunissait ce vendredi après-midi par vidéo-conférence les principaux ministres du gouvernement fédéral et les ministres-présidents des entités fédérées, a décidé pour la première fois depuis novembre de légers assouplissements dans les mesures de prévention contre la propagation du coronavirus en Belgique. Les coiffeurs seront ainsi autorisés à rouvrir leur salon le 13 février, à des conditions très strictes, alors que les autres métiers non-médicaux de contact devront attendre le 1er mars pour pouvoir reprendre leurs activités. Les campings et centres de vacances peuvent rouvrir le 8 février - suite à un arrêt du Conseil d’Etat -, et les parcs animaliers le 13 février. Toutes les autres mesures de prévention corona, datant du 28 octobre, sont prolongées jusqu’au 1er avril. Le Comité de concertation du 26 février se penchera sur la situation pour les secteurs de l’Horeca, de l’événementiel et de la culture, et du sport.

Bien que les experts de la santé estiment qu’il est encore trop tôt pour permettre la reprise des métiers non-médicaux de contact, le Premier ministre Alexander De Croo (photo principale) avait laissé entendre jeudi que les coiffeurs seraient très vraisemblablement autorisés à rouvrir juste avant la Saint-Valentin, notamment dans un souci de bien-être social et mental de la population. La décision en a été prise formellement ce vendredi par le Comité de concertation. 

Les coiffeurs pourront rouvrir à partir du 13 février, les autres professions de contact - salons de beauté, manicure et pédicure, salons de massage et tatoueurs - devront attendre le 1er mars pour reprendre leurs activités.

Les coiffeurs seront néanmoins soumis à des conditions très strictes :
- ils devront porter un masque chirurgical (donc plus de masques en tissus), tout comme leurs clients, et devront en changer toutes les 4 heures
- un temps d'attente entre deux traitements de dix minutes devra être observé pour pouvoir nettoyer et désinfecter
- un rendez-vous sera indispensable et les clients devront attendre à l'extérieur du salon
- une ventilation devra être assurée, par exemple en ouvrant les fenêtres et les portes.
- les services à domicile restent interdits

Les campings, parcs de bungalows et parcs de vacances peuvent rouvrir dès lundi 8 février. Dans ce cas, il s’agit de la conséquence d’un arrêt du Conseil d’Etat. Ce dernier a en effet donné raison mardi à Recread - qui représente des exploitants de campings et parcs de vacances au nord du pays. La fédération avait introduit un recours fin janvier afin d'obtenir les mêmes conditions que les hôtels, bed & breakfast et maisons et appartements de vacances non collectifs à la Côte, qui ont pu rester ouverts. Le Conseil d'État avait constaté "qu'à première vue, la ministre de l'Intérieur ne donne pas de justification adéquate" pour cette discrimination.

A noter que les restaurants, bars et autres installations communes devront rester fermés dans les campings, parcs de bungalows et de vacances.

Les parcs animaliers pourront rouvrir le 13 février selon les mêmes règles que les parcs naturels. Seules leurs activités de plein air seront autorisées. Le public devra encore patienter avant de pouvoir revoir les animaux qui résident dans un endroit fermé (aquarium et terrarium notamment).

Le Comité de concertation a également confirmé sa décision antérieure d’autoriser les visites de biens à partir du 13 février dans le cadre des activités immobilières des agents immobiliers professionnels.

Une "feuille de route" tenant compte de la vaccination

Le Comité de concertation a demandé au commissariat corona du gouvernement, et aux experts du GEMS, de constituer une "feuille de route" détaillant un calendrier d'assouplissements successifs, liés à l'évolution des données épidémiologiques mais aussi à l'avancée de la vaccination.

"Nous ne maintiendrons les mesures pas un seul jour de plus que nécessaire", a assuré le Premier ministre De Croo lors d’une conférence de presse. La "voie" que vont devoir définir les experts devra "tenir compte des chiffres que l'on regardait déjà", comme ceux des hospitalisations, contaminations, etc., mais il faudra aussi "regarder où en est la vaccination".

Le Comité de concertation comprend les difficultés éprouvées par les "étudiants et les jeunes", ainsi que par la population dans son ensemble, a laissé entendre Alexander De Croo (photo). Il estime cependant que la limitation des activités et des contacts a eu son efficacité: "la situation est relativement stable depuis début décembre", et cela "alors que l'enseignement et l'économie étaient maintenus au maximum", se réjouit-il.

Ceux qui ne se font pas tester seront sanctionnés

La police disposera des données nécessaires à partir du 1er avril pour sanctionner les personnes qui doivent se faire tester mais ne le font pas, comme par exemple les voyageurs de retour d'une zone rouge. C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (photo), à l'issue du Comité de concertation.

"Nous avons convenu d'un engagement de résultat: au plus tard le 1er avril, tout sera mis en place pour rendre possible la sanction de ceux qui doivent se faire tester et qui ne le font pas", a indiqué le ministre. Dans le cas d'un retour de voyage, l'obligation de test s'étendra aux enfants à partir de 6 ans.

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