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"Quelque 16% des infections en Belgique sont dues au variant britannique"

Quelque 16% des contaminations au Covid-19 enregistrées au cours des deux dernières semaines de janvier ont été causées par le variant britannique très contagieux, a indiqué ce vendredi le virologue Steven Van Gucht (photo) lors de la conférence de presse de l'Institut de santé publique Sciensano et du Centre de crise. Le nombre de contaminations par ce variant est en hausse, mais l'augmentation semble ralentir par rapport aux premières semaines.

"La phase de plateau dans les chiffres se poursuit", a développé Steven Van Gucht à quelques heures du nouveau Comité de concertation. Le virologue a souligné la réussite de la Belgique à maintenir une certaine stabilité dans la courbe de contaminations depuis novembre, malgré la pression du virus et contrairement à de nombreux pays européens. "Cela a demandé de faire preuve de beaucoup d'efforts et de solidarité et nous pouvons en être fiers", a ajouté le virologue.

"Depuis janvier, nous constatons une relative stabilisation des déplacements vers les lieux de travail et les centres commerciaux, ainsi que du recours aux transports publics", précisait Steven Van Gucht. Si les mesures sanitaires restent respectées par "de nombreuses personnes", le virologue a souligné qu'il était possible de "faire mieux sur le plan du télétravail".

Il y a eu, entre le 26 janvier et le 1er février, en moyenne 2.349 nouvelles infections par jour, soit une légère augmentation de 5% par rapport à la semaine précédente. Cette hausse s'observe principalement en Wallonie (+20%) et en Région Bruxelles-Capitale (+5%). La stabilisation du nombre de nouvelles contaminations en Flandre est principalement due à la forte baisse dans la province de Limbourg (-7%). Sans changement, le plus grand nombre de nouveaux cas est enregistré dans la province d'Anvers, suivie de la Flandre orientale et du Hainaut.

Les plus fortes hausses du nombre d'infections sont toujours constatées chez les enfants (+20%) et les adolescents (+22%). Elles sont toutefois moins prononcées qu'au cours des semaines précédentes. "Environ un quart de toutes les nouvelles infections continuent d'être diagnostiquées chez les enfants et les adolescents, avec un pic chez les enfants de 11 ans", indique le virologue Van Gucht.

Environ 16% des infections ont été causées par le variant britannique au cours des deux dernières semaines de janvier. Ce pourcentage est en hausse depuis début janvier, mais son augmentation semble ralentir par rapport aux premières semaines.

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