"La réouverture du secteur horeca dès le 1er mars est complètement impensable"

Le fait que les coiffeurs et les métiers de contacts puissent reprendre, en deux étapes, ne signifie pas le début d'un assouplissement majeur des mesures, a souligné le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (SP.A) dans une interview avec Michaël Van Droogenbroeck dans "De ochtend" sur Radio 1 (VRT). "Il est vraiment trop tôt. Nous devons maintenant demander de la patience aux gens et ne pas leur donner de faux espoirs".

Il y avait l'espoir, entre autres de u secteur horeca, que le 1er mars, il serait aussi possible de reprendre. 

"Je le comprends très bien. Si vous êtes propriétaire d'un café, ou si vous travaillez dans le secteur culturel : cela doit être terrible, et je pèse mes mots. Mais le 1er mars, c'est totalement impensable. Il serait irrespectueux de faire miroiter aux gens quelque chose qui n'est pas encore possible. Je doute fort qu'avec la course au vaccin, nous soyons si avancés que nous puissions assouplir en mars. Je ne pense pas que ce soit le cas".

Et pour Frank Vandenbroucke, cette campagne de vaccination est la grande source d'espoir pour le retour à une vie plus normale. "Un point de basculement important sera atteint lorsque l'ensemble du groupe vulnérable de personnes dans notre pays sera vacciné. Je parle de toutes les personnes de plus de 65 ans, des personnes atteintes de maladies chroniques qui les rendent vulnérables et du personnel soignant. Pour être honnête, l'objectif est clair, mais le moment où nous y arriverons ne l'est pas. Nous sommes dépendants de l'approvisionnement en vaccins dans notre pays".

À ce sujet, le ministre de la Santé réitère les propos du président de son parti, Conner Rousseau. "C'est une question de solidarité : lorsque les personnes âgées seront en sécurité, les jeunes pourront retrouver leur liberté. Tout le monde est dans le même bateau".

 

Les plus consultés