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Covid-19 : le nombre de décès en recul pour le sixième jour d’affilée

Les hôpitaux belges ont admis en moyenne 121 personnes contaminées par le Sars-Cov-2 chaque jour entre le 2 et le 8 février en Belgique, soit une légère progression de 2% par rapport à la moyenne de la semaine précédente. Le nombre de nouvelles infections diminue par contre un peu, a observé l'infectiologue Yves Van Laethem mardi lors d'un point presse du Centre de crise et de l'Institut de santé publique Sciensano.

"Le plateau se poursuit", a analysé le spécialiste des maladies infectieuses. Le nombre moyen de cas de coronavirus détectés s'élevait en effet à 2.212 par jour entre le 30 janvier et le 5 février, soit une petite baisse de 5% par rapport aux sept jours précédents. Ce recul n'est pas lié à une diminution du nombre de tests, avec une moyenne de 50.238 dépistages réalisés par jour.

Le taux de positivité reste par ailleurs stable: sur l'ensemble des tests réalisés entre le 30 janvier et le 5 février, 5,3% se sont révélés positifs.
Cette diminution se manifeste en Wallonie (-8%) et en Flandre (-7%). L'épidémie s'accélère cependant dans la province de Namur (+31%), à Bruxelles (+18%) et en Flandre orientale (+6%).

C'est la province de Flandre orientale qui compte le plus grand nombre absolu de cas positifs, avec 2.267 nouvelles contaminations diagnostiquées en une semaine, suivie de la province d'Anvers (2.092) et de la Flandre occidentale (1.893 cas).

Le nombre d'infections diminue dans toutes les tranches d'âge, et particulièrement chez les personnes âgées de plus de 80 ans, s'est réjouit Yves Van Laethem. L'âge moyen des personnes testées positives a donc diminué. "La semaine dernière, la moitié des nouveaux cas étaient âgés de moins de 38 ans", a-t-il souligné.

Le nombre de personnes actuellement hospitalisées pour cause de Covid-19 s'établit à 1.698, dont 302 en soins intensifs. Une diminution de respectivement -8 et -7% en sept jours.

Le nombre de décès diminue toujours de manière significative depuis plusieurs jours. La moyenne était de 39 par jour sur la période entre le 30 janvier et le 5 février, soit 19% de moins par rapport à la semaine précédente. "Ce pourcentage sera moins spectaculaire dans les prochains jours", a annoncé l'infectiologue. Le 23 janvier avait en effet été marqué par 67 décès en une journée, soit un nombre au-dessus de la moyenne. Ce jour ne fera dès demain/mercredi plus partie de la période de comparaison utilisée pour évaluer l'évolution de cet indicateur.
Le taux de reproduction du virus est de 0,99, contre 1,06 la veille. Ce ratio indique que l'épidémie tend à diminuer s'il est inférieur à 1 et à se poursuivre s'il est supérieur. Quant à l'incidence, à savoir le nombre de cas sur 100.000 habitants en 14 jours, elle s'établit actuellement à 277 (+9%).

Selon les derniers chiffres disponibles, 336.331 personnes en Belgique ont reçu une première dose d'un vaccin contre le Covid-19. Cela représente 3,65% de la population âgée de plus de 18 ans. Parmi elles, 104.340 ont reçu également la seconde injection, soit 1,14% des plus de 18 ans.  

"Il n'est souvent pas nécessaire de fermer les écoles"

Fermer les écoles ou les classes dans lesquelles des cas de Covid-19 sont détectés n'est la plupart du temps pas nécessaire, a indiqué mardi l'infectiologue Yves Van Laethem lors d'un point presse de Sciensano et du Centre de crise. "Il suffit souvent de détecter les élèves qui ont eu un contact à haut risque", a-t-il expliqué.

"La Belgique est l'un des rares pays qui a réussi à garder vaille que vaille ses écoles ouvertes pendant la majorité de l'année", s'est félicité Yves Van Laethem.
Une "priorité sociale et psychologique" qui demande cependant de nombreuses mesures de précaution, a-t-il ajouté. "Comme dans un grand bateau, il est important de réagir rapidement et adéquatement quand une contamination apparaît." Dans la majorité des cas, même quand il s'agit du variant britannique, plus contagieux, la quarantaine suffit pour les élèves qui ont eu un contact à haut risque.

Si un enfant est malade et présente des symptômes du Covid-19, il doit rester dix jours à la maison à compter de leur apparition, rappelle l'infectiologue. Le médecin déterminera si un test est nécessaire. Les enfants de moins de six ans, qui ne vont en principe pas à l'école primaire, ne doivent en effet pas systématiquement être testés si leurs symptômes sont peu importants.

L'enfant doit également rester à la maison s'il y a une présomption de Covid-19 au sein de son foyer, poursuit le spécialiste des maladies infectieuses. Si le test de la personne de sa famille qui présente des symptômes est négatif, l'enfant peut retourner l'école. S'il est au contraire positif, l'enfant est considéré comme un contact à haut risque et doit alors respecter une quarantaine de dix jours, qui commence au moment du dernier contact à risque.

Au total, la quarantaine de l'enfant peut donc s'élever à 20 jours: les dix jours que la personne infectée dans son foyer doit respecter, plus les dix au cours desquels l'enfant ne peut pas retourner à l'école après le dernier contact à haut risque. "C'est une longue période, mais qui pourrait déterminer qu'une école ou une classe reste ouverte. C'est un acte de solidarité", a commenté Yves Van Laethem.

En outre, si un enfant de plus de six ans a un contact à haut risque avec un élève ou un enseignant contaminé, il doit être placé en quarantaine et sera testé, a expliqué l'infectiologue. Dans le cas d'un contact à faible risque, l'enfant peut toujours aller à l'école, mais ne peut temporairement participer à aucune activité extrascolaire.

Si l'enfant en question est testé positif, les membres de son foyer seront eux aussi contraints de rester à la maison et devront se faire tester. En cas de résultat négatif de l'enfant, les personnes qui vivent avec lui ne doivent pas être testées et peuvent continuer à aller à l'école ou à travailler normalement, ce qui n'autorise pas l'enfant à interrompre sa quarantaine pour autant.

C'est par exemple en cas d'infections multiples ou s'il y a eu plusieurs contacts entre différents groupes que la classe entière sera mise en quarantaine. Cette décision se prendra toujours en consultation avec l'inspecteur sanitaire. L'infectiologue a enfin souligné que la classe ou l'école ne doit pas nécessairement fermer avant de connaître les résultats des tests.

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