Alexander Dumarey

Dans les prisons, les premiers vaccins seront administrés à Bruges et Merksplas

Un accord a été passé pour la vaccination du personnel pénitentiaire et infirmier de la section Covid de la prison de Bruges, ainsi que pour la section des personnes âgées de la prison de Merksplas (photo). C’est ce qu’a fait savoir l'administration pénitentiaire mardi soir. Mais ces vaccins ne seront pas encore administrés immédiatement, précise l’Agence flamande Soins et Santé. "Le personnel soignant des hôpitaux, celui de première ligne et des institutions pour les personnes avec un handicap seront vaccinés en priorité", indiquait le porte-parole Joris Moonens.

"L'administration pénitentiaire a été informée aujourd'hui qu'il existe un accord pour vacciner le personnel pénitentiaire et infirmier de la section Covid de la prison de Bruges. Il existe également un accord pour la section des personnes âgées de la prison de Merksplas, qui prévoit de vacciner à la fois le personnel pénitentiaire et les détenus âgés. En consultation avec l'Agence pour les soins et la santé, la vaccination sera bientôt programmée", a indiqué la porte-parole de l'administration pénitentiaire, Kathleen Van De Vijver.

Le service Covid de la prison de Bruges (photo) s'occupe des détenus atteints d'une maladie pulmonaire. Il existe également un tel service à la prison de Lantin, en province de Liège. Il n'est pas certain que des vaccinations y seront bientôt effectuées également. Aucune date exacte pour le démarrage de la vaccination n'a encore été communiquée.

Depuis le début de la pandémie en Belgique, 530 détenus ont contracté le virus.

Pandémie et confinement ralentissent les arrestations de fugitifs

Les chiffres des arrestations 2020, en nette diminution, tentent à démontrer que le confinement est propice aux fugitifs, rapportent les titres Supdresse en citant les données de la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden (photo) et l'analyse du commissaire à la tête de l'équipe FAST.

Selon la ministre Verlinden (CD&V), 200 condamnés en cavale ont été arrêtés l'an passé par la police belge. C'est nettement moins que les années précédentes puisqu'il y avait eu 314 arrestations en 2019, 350 en 2018 et même 416 en 2017. Sur les 200 fugitifs capturés l’an dernier, 59 l'ont été en Belgique, 113 dans l'Union européenne et 28 hors Europe.

"Le Covid a clairement eu un impact sur le nombre d'arrestations en 2020", analyse le commissaire Gerry Van Loock, qui dirige l'équipe FAST pour "Fugitive Active Search Team". "À cause du confinement, les fugitifs se déplacent moins, circulent moins, ils ont donc moins de chances de se faire contrôler. Les différents services de police ont eux aussi dû prendre des précautions sanitaires, ce qui les a ralentis dans les contrôles".

Le commissaire Van Loock relève toutefois que parmi ces 200 arrestations, 60 environ ont été réalisées suite à des recherches actives et structurées du Fast. "Ce qui est un bilan en augmentation significative" qui peut s'expliquer par la "bonne coopération" au niveau européen et le fait que le Fast peut désormais utiliser des méthodes particulières de recherche qui lui étaient interdites par le passé.

D’après la ministre Annelies Verlinden, le Fast travaille actuellement sur quelque 1.925 dossiers, dont 430 concernent des fugitifs belges.

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