La Flandre veut réactiver plus de personnes malades de longue durée

Le gouvernement flamand met en place un plan d'action pour aider les malades de longue durée à reprendre plus rapidement le travail. "L'accent doit être mis sur ce que les gens peuvent encore faire plutôt que sur ce qu'ils ne peuvent plus faire", déclare la ministre du travail Hilde Crevits (CD&V).

Le journal De Standaard a récemment mis en évidence le problème du nombre croissant de malades de longue durée. Selon l'Institut national d'assurance maladie et invalidité (Inami), le nombre de malades de longue durée ne cesse d’augmenter et devrait franchir la barre du demi-million cette année.

Hilde Crevits, la ministre flamande de l'Emploi, a annoncé un plan d'action. qui répond à trois grands objectifs : provoquer un changement de mentalité, multiplier les projets de réinsertion pour aider davantage de personnes handicapées à trouver un emploi et mettre davantage l'accent sur la prévention.

Chiffres en dessous des ambitions

Actuellement, les chiffres restent quelque peu en deçà des ambitions: l'ambition pour 2020 était d’accompagner 5 000 personnes, mais seulement 3 602 y ont participé. 

Malgré ces résultats peu encourageants, la ministre Crevits souhaite encore augmenter la cadence et arriver à 10 000 accompagnements d'ici 2023 : "Bien sûr, tous ceux qui sont malades depuis longtemps ne peuvent pas retourner au travail et notre premier objectif reste la guérison", déclare la ministre Crevits. 

Avant d’ajouter: "Par contre, pendant le processus de guérison, on devrait plus rapidement penser au retour au travail. Des études nous apprennent que plus les gens sont éloignés du marché du travail, plus ils ont peur d'y retourner. Il existe de bons outils et mécanismes pour aider les gens à se remettre au travail, étape par étape. Nous devons veiller à ce que la rupture avec le marché du travail ne devienne pas totale lorsque les gens sont malades."

Le plan vise également un "changement de mentalité". "L'accent doit être mis sur ce que les gens peuvent encore faire, plutôt que sur ce qu'ils ne peuvent plus faire", ajoute la ministre. L'un des objectifs est de mieux faire connaître les services du VDAB au secteur de la santé, afin que, par exemple, les médecins généralistes puissent mieux montrer le chemin du travail aux personnes handicapées.

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