La police anversoise suit une nouvelle formation pour prévenir le décès de personnes arrêtées

Dès lundi, les agents de la police anversoise seront obligés de suivre une nouvelle formation qui doit leur permettre de reconnaitre le syndrome de délire agité. Il peut être provoqué par la consommation de moyens stupéfiants ou découlerait de troubles psychiques. Il s'agit d'un état de conscience altérée allant de pair avec une connaissance et une perception diminuées et une forte agitation psycho-motrice. Il peut entrainer une mort subite lors d’une arrestation, comme ce fut le cas de Jonathan Jacob à Anvers et Jozef Chovanec à l’aéroport de Charleroi. "Il est important que les agents sachent comment réagir lors de la manifestation de ce syndrome", indiquait l’instructeur Raf Gabriëls à Radio 2 Anvers.

L’école de police Campus Vesta à Ranst (province anversoise) lance lundi 22 février une nouvelle formation destinée notamment à apprendre aux agents de police à reconnaitre le syndrome de délire agité chez une personne qu’ils viennent d’arrêter. "Ces personnes peuvent être très agressives et on ne parvient pas à les rappeler à la raison. Leur cœur s’emballe et elles commencent souvent à suer beaucoup", explique l’instructeur Raf Gabriëls, qui enseigne à Campus Vesta.

Il arrive souvent que les agents évaluent mal pareille situation. "Ils pensent avoir à faire à un consommateur de stupéfiants et tentent de restreindre ses mouvements en lui passant les menottes. Ce qui ne fait souvent qu’empirer la situation", précise Gabriëls.

"Chez les personnes souffrant du syndrome de délire agité, une sorte de force primitive remonte à la surface. Il est important de savoir comment réagir. Nous apprenons aux agents de police qu’ils doivent alors considérer cette personne comme une victime et plus comme un suspect. Ils doivent appeler une assistance médicale, afin qu’un médecin puisse administrer un calmant".

D’après Raf Gabriëls, les agents en formation se souviendront de situations vécues sur le terrain. "Moi-même, j’ai compris pendant ma formation que j’avais eu à faire à plusieurs reprises à une personne avec ce syndrome, sans le comprendre au moment-même. Heureusement, tout s’est toujours bien terminé", conclut Gabriëls.

Au total, 4.000 agents de police recevront cette formation.

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