La migration des crapauds a commencé, mais avec le froid elle était moins prévisible

La migration annuelle des crapauds a commencé. Les crapauds se déplacent chaque année après leur hibernation vers le même étang ou bassin pour se reproduire. Natuurpunt, l’association flamande pour la protection de la nature organise des actions de transfert, car les crapauds doivent souvent traverser les routes et se font souvent écraser. Normalement, la migration est assez prévisible, mais en raison du récent temps glacial, elle aura été un peu plus difficile à prévoir cette année.

Les crapauds sont de nouveau en route. La migration annuelle vers leur lieu de reproduction préféré est l’occasion pour Natuurpunt de mettre à nouveau les automobilistes en garde et d'organiser les actions de franchissement pour éviter aux crapauds de périr sous les roues des véhicules.  

"En raison de la densité du réseau routier flamand, de nombreux crapauds doivent traverser une route lors de leur migration printanière. Souvent, ce voyage se termine par la mort".

En principe, on peut assez bien prévoir le début de la migration des crapauds, mais en raison du temps glacial de la semaine dernière, cela s'est avéré plus difficile cette année. "Plusieurs facteurs déterminent le début de la migration des crapauds", explique Dominique Verbelen de Natuurpunt.

"L'important est qu'il n'y ait pas de gel sur le sol pendant quelques jours d'affilée. Et ce fut le cas avant-hier, en raison de la forte bruine hivernale. Nous ne savions donc pas comment les crapauds allaient réagir. Il faut aussi qu'il y ait une forte humidité, ce qui n'était pas le cas hier non plus. Mais apparemment, le temps chaud a été le déclencheur de la migration".

Comment la crise sanitaire est aussi un obstacle à la migration des crapauds

Pour Natuurpunt, c'est aussi le moment d'organiser les actions de transfert. Mais en raison des mesures sanitaires, il n'a pas été facile de les préparer. "Ces actions sont un événement social, mais la mise en place d’écrans prévus pour arrêter les crapauds et les guider vers les seaux s'est avérée difficile", explique Dominique Verbelen. "Parce que cela nécessite vraiment un grand nombre de personnes, ensemble, soit plus que les quatre qui sont autorisées par les règles sanitaires."

Le gel hydroalcoolique, de plus en plus souvent utilisé, constitue également un obstacle. "Il est sont dangereux pour les crapauds. C'est pourquoi nous demandons aux volontaires qui nous aident de ne pas se nettoyer les mains avec du gel mais avec du savon. Ce sera donc une année un peu spéciale pour l’opération batraciens".

AP2010

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