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Johan Van Lanotte : "Pas d’enrichissement personnel" de la députée Sihame El Kaouakibi

La députée flamande Sihame El Kaouakibi (Open VLD) s'est défendue ce lundi des accusations portées contre la gestion de son association anversoise de danse urbaine Let's Go Urban, une affaire qui fait grand bruit en Flandre. Au cours d’une conférence de presse, elle s’est fait épauler par le ministre d’Etat et avocat Johan Vande Lanotte (photo, à g.), qui a déclaré que l’audit du bureau I-Force, qui avait valu de lourdes critiques à la jeune entrepreneure, contient "de graves erreurs". L’ancien ministre socialiste a cependant souligné qu’El Kaouakibi ne s’était pas enrichie personnellement et n’avait pas enfreint la loi.

Sihame El Kaouakibi a présenté, ce lundi lors d'une conférence de presse à Anvers, un rapport rédigé par l'avocat et ancien ministre socialiste Johan Vande Lanotte dans lequel il affirme qu'il n'y a pas eu d'enrichissement personnel ou de mauvaise utilisation des subsides. Me Vande Lanotte a également vivement critiqué l'audit réalisé de Let's Go Urban (LGU) qui a jeté la suspicion sur la gestion de l'association sans but lucratif.

"J'estime que mon intégrité est extrêmement importante", a déclaré la députée flamande dans une première réponse publique aux révélations faites ces dernières semaines, à l'exception d'un message vidéo qu'elle a posté sur les réseaux sociaux. "Let's Go Urban est l'œuvre de ma vie. Il a grandi, d'enfant à adolescent, presque adulte mais il n’est pas encore prêt à se tenir debout, c'est vrai", a affirmé Sihame El Kaouakibi.

Selon elle (photo), le rapport rédigé par l’avocat et ministre d’Etat Johan Vande Lanotte révèle que le projet souffre d'une "gestion financière bâclée" et d'un manque de transparence interne. Mais il souligne aussi qu'il n'y a pas d'indices d'enrichissement personnel. "Je suis droit dans mes botteqs", a-t-elle assuré.

Me Vande Lanotte a pour sa part déclaré avoir travaillé pendant dix jours sur ce rapport et s'être fait assister par un enquêteur spécialisé en matière de fraude et par un réviseur d'entreprise. Selon lui, les auteurs d'un précédent audit de Let's Go Urban ont commis plusieurs erreurs. Il n'est pas question de 342.000 euros pour des missions attribuées par LGU à d'autres sociétés gérées par Sihame El Kaouakibi, mais "seulement" de 150.000 euros. Ces commandes portent principalement sur l'assistance au projet de construction et de rénovation de LGU à Kiel à Anvers.

Les autres paiements visés par le cabinet d'audit auraient été des dépôts erronés qui ont également été remboursés par la suite. Ces erreurs, la lenteur de la réaction et la communication non transparente à leur sujet ne sont pas illégales, indiquait encore Johan Vande Lanotte. Mais elles sont imprudentes, a-t-il fait valoir. Selon lui, le salaire versé par LGU à sa "patronne" est conforme au marché et la rémunération qu'elle perçoit de l'une de ses sociétés "n'est pas excessive".

L'avocat a encore parlé de "sévères déficiences" dans l'organisation de LGU, mais a souligné que cette responsabilité était diluée et la faute "collective". Sihame El Kaouakibi n'a pour a part fourni aucune indication sur son avenir politique.

Quant au bureau d'audit i-Force, il a fermement démenti ce lundi soir avoir inclus des inexactitudes factuelles délibérées dans son rapport sur l'asbl Let's Go Urban.

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