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Le bourgmestre de Furnes veut plus d'informations sur la flambée de l’épidémie de l'autre côté de la frontière

La situation s’est encore dégradée ces derniers jours dans le Nord de la France. La ville de Dunkerque, déjà touchée de plein fouet par le variant britannique du Covid-19, a vu ses chiffres de contamination s’envoler.

Peter Roose, le bourgmestre de Furnes (Veurne en Flandre occidentale), s'inquiète de la flambée de l’épidémie de coronavirus de l’autre côté de la frontière. Il appelle à un échange d'informations plus structurel entre les villes frontalières, afin que chacun puisse suivre de près l'évolution de l’épidémie. 

"Le problème est que nous, en tant que commune flamande, nous avons peu d'informations, à part les reportages des médias", s'est plaint Peter Roose dans "De ochtend" sur Radio 1 (VRT).

 "Via l'Atlas flamand de la santé, nous sommes tenus informés des contaminations dans notre propre commune et dans les communes voisines. Mais nous n'avons aucune information sur la situation de l'autre côté de la frontière".

Peter Roose veut pouvoir disposer d'informations car plus de 6 000 travailleurs transfrontaliers français travaillent dans sa région. Pour mémoire, il ne préconise pas la fermeture des frontières, mais plutôt un meilleur échange d'informations afin d'adapter sa politique et de tenir les employeurs de Furnes bien informés et les appeler à la prudence. En effet, quelques clusters corona ont déjà vu le jour dans des entreprises de la région.

Le bourgmestre a déjà pris les choses en main et hier soir, il a téléphoné à son collègue français, le maire de Dunkerque, Patrice Vergriete. Ce dernier lui a annoncé qu'il y avait 900 infections pour 100.000 habitants,à Dunkerque, alors qu'à Furnes il n'y en a que 140 pour 100.000 habitants.

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