Prix immobiliers à la hausse : en 2020, une maison coûtait le plus cher à Louvain, le moins à Hasselt

Les prix pour l’achat de maisons et appartements montent en flèche, en tous cas dans les chefs-lieux de provinces en Flandre. La ville universitaire de Louvain (photo), en Brabant flamand, était à ce point de vue la plus chère l’an dernier. Il fallait y débourser en moyenne 404.149 euros pour acquérir une maison. La ville universitaire de Gand (Flandre orientale) affichait les prix les plus élevés pour l’achat d’un appartement, avec une moyenne de 288.184 euros. En 2020, les prix de l’immobilier ont augmenté de 6% en moyenne. Les chefs-lieux de provinces suivent la tendance, mais avec de grosses différences entre eux.

L’an dernier, les prix d’achat d’une maison à Louvain ont augmenté de 9,1% par rapport à 2019, avec une moyenne de plus de 404.000 euros comme prix de vente. Ce qui a catapulté la ville universitaire brabançonne à la première place des chefs-lieux de provinces aux maisons les plus chères.

Dans le centre de la cité, on devait même débourser 448.605 euros pour une maison, alors qu’un tel bien coûtait en moyenne 336.306 euros dans la commune rattachée à Louvain la moins chère, à savoir Wilsele. L’achat d’un appartement montait en moyenne à 283.945 euros dans cette province.

Gand (Flandre orientale) était la deuxième ville la plus chère de Flandre pour l’immobilier en 2020, en tous cas pour l’achat d’une maison. Son prix montait en moyenne à 337.283 euros. Ce sont avant tout les communes de Mariakerke et Zwijnaarde qui ont vu leurs prix grimper en flèche, avec une hausse de 28,2%. Pour ce qui est des prix des appartements, Gand se place par contre en première position, avec une moyenne de 288.184 euros.

Le notaire Maarten Duytschaever, interrogé par la VRT, n’est pas étonné par les prix élevés à Gand. Il l’explique par le fait que "Gand est une grande ville de taille humaine. Elle offre de nombreuses possibilités culturelles, économiques et sportives. Elle possède un port et une université, tout en restant agréable à habiter. Les communes périphériques profitent de cette offre variée, ce qui fait grimper les prix".

A Hasselt (Limbourg), les appartements et maisons à vendre étaient le moins chers l’an dernier. On devait y débourser 292.160 euros pour une maison et 237.327 euros pour un appartement. Le prix des appartements a néanmoins augmenté de 10% à Hasselt en l’espace d’un an. ""C’est la plus nette augmentation dans toute la Flandre. Cela doit tenir au fait qu’il y a beaucoup de nouveaux projets de construction dans le chef-lieu du Limbourg", précisait Myrrhine Vrolix.

A Bruges (Flandre occidentale), un acheteur devait débourser en 2020 quelque 308.490 euros pour une maison, ce qui représente une augmentation de 4,2% par rapport à 2019. Le prix moyen d’un appartement y était de 259.928 euros. "Ce qui est frappant, c’est que le prix des maisons n’a pas tellement augmenté à Bruges, mais bien celui des appartements", précise le notaire Bart Van Opstal. "La demande est importante et l’offre limitée".

Enfin à Anvers, le prix moyen d’une maison était l’an dernier de 320.962 euros (+7,8% par rapport à 2019), mais des différences se marquent entre les divers districts. Au centre de la métropole, il fallait ainsi payer 474.602 euros pour une maison, alors qu’à Merksem on pouvait en acquérir une pour 223.764 euros en moyenne.

Pourquoi les villes centrales sont-elles devenues plus chères ?

Ces villes de plus grande taille affichaient déjà des prix immobiliers élevés avant la crise sanitaire. "Elles sont devenues particulièrement chères l’an dernier”, précise Bart Van Opstal de notaris.be. Ce serait dû au profil des acheteurs.

"Ce sont avant tout les personnes de plus de 50 ans qui sont devenues actives. Nous pouvons partager ce groupe en deux catégories. D’une part, il y a les personnes plus âgées qui déménagent en ville pour s’y établir. Et d’autre part, il y a souvent des investisseurs qui achètent quelque chose en ville pour le louer. C’est pour cela que les prix sont devenus plus chers".

Cela signifie-t-il que les plus jeunes citoyens auront moins d’opportunités d’acheter quelque chose à un prix abordable ? "Effectivement, et c’est quelque chose qu’il faut surveiller. Les personnes de moins de 30 ans sont clairement moins actives dans les villes centrales", précise Van Opstal.

Il y a deux raisons pour cela. "Nous constatons qu’il n’est pas évident, pour beaucoup de jeunes couples, de trouver un logement à prix abordable dans le centre d’une ville. Certainement s’ils achètent sans le soutien financier de leurs parents. Pour les jeunes célibataires c’est encore plus difficile". Bart Van Opstal indique également qu’à la fin de 2019, “les jeunes ont été nombreux à acheter des biens, en bénéficiant du bonus logement. Il est donc logique qu’il y ait maintenant moins de jeunes qui achètent".

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