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Le Comité de concertation se donne une semaine d’observation pour décider d’éventuels assouplissements

Les représentants du gouvernement fédéral et des gouvernements régionaux et communautaires se sont retrouvés ce vendredi à 14h au Palais d'Egmont pour un nouveau Comité de concertation sur la crise sanitaire. Outre l'évaluation des mesures, l'élaboration d'une stratégie de déconfinement devait être abordée, même si peu d'assouplissements étaient attendus à l'issue de la réunion. Cependant, les chiffres des nouvelles hospitalisations quotidiennes de patients Covid ayant bondi ces dernières 24h, le Comité a préféré "se donner un time-out d’une semaine" pour voir comment ces chiffres évoluent et n’a donc décidé d’aucun assouplissement, précisait le Premier ministre Alexander De Croo lors de la conférence de presse successive. Seule exception: la réouverture déjà décidée des métiers de contacts non-médicaux, au-delà des coiffeurs, est maintenue pour lundi 1er mars. Une nouvelle réunion du Comité de concertation est attendue la semaine prochaine.

"Le Comité de concertation n’a pas pris cet après-midi les décisions qu’il pensait prendre", a indiqué le Premier ministre De Croo lors de sa conférence de presse. "La situation sanitaire reste particulièrement délicate dans notre pays. Après être restés pendant des semaines sur un plateau assez élevé, les chiffres de l’épidémie sont repartis à la hausse, surtout ceux des hospitalisations. Cela nous force à rester particulièrement prudents".

Le nombre d’hospitalisations a bondi à une moyenne quotidienne de 200 jeudi, précisait encore Alexander De Croo. "Avec pareils chiffres, on ne peut assouplir les mesures de prévention. Ce serait irréfléchi et imprudent. Le Comité de concertation a donc décidé de s’accorder une semaine de time-out, pour observer l’évolution de la situation. Entretemps, l’actuel arrêté ministériel reste d’application".

Il s’agit avant tout de voir comment évoluent les chiffres des hospitalisations. D’ici une semaine, le Comité devrait pouvoir se rendre compte si la remontée des chiffres n’était que temporaire ou si elle devient exponentielle. Il s’agirait alors du début d’une troisième vague de contaminations, rendant impossible des assouplissements. Le but des autorités belges reste toujours d’éviter à tout prix une surcharge des hôpitaux, qui les contraigne à reporter des traitements à priori non-essentiels, voire même à faire des choix entre patients pour l’octroi d’une place en section Covid ou aux soins intensifs.

"Ne baissez pas les bras"

Le Premier ministre a réitéré sa compréhension face à l’impatience de la population de retourner vers une situation plus "normale", mais aussi face aux sacrifices consentis par de nombreux groupes de la population. Alexander De Croo a néanmoins appelé les citoyens à poursuivre leurs efforts communs, afin de faire redescendre les chiffres et de pouvoir bénéficier au plus vite d’assouplissements.

Un message partagé par le ministre-président flamand Jan Jambon, alors que le Comité de concertation a dû reporter ses discussions sur une éventuelle révision de la taille de la bulle sociale, sur l’interdiction des voyages non-essentiels et sur le couvre-feu. A noter que l’heure de celui-ci passe à minuit (et jusqu’à 5h) en Wallonie (comme c’est le cas en Flandre et au niveau national), alors qu’elle demeure à 22h en Région bruxelloise.

"Nous comprenons que la situation est très difficile pour la population, mais nous ne pouvons absolument pas assouplir les mesures sanitaires actuellement. J’appelle la population à ne pas baisser les bras et à maintenir ses efforts", concluait Jan Jambon (photo).

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