Comment la frontière linguistique influence les idées sur la prochaine réforme de l’Etat

Les journalistes politiques Ivan De Vadder (VRT) et Alain Gerlache (RTBF) proposent chaque semaine un podcast intitulé PLAN B, dans lequel ils évoquent les différences et les similitudes entre le paysage politique en Flandre et celui en Belgique francophone. En français quand ils parlent d’une situation en Flandre, et en néerlandais quand c’est un aspect en Belgique francophone qui leur sert de point de départ.
Dans cette 49e séquence, Ivan De Vadder et Alain Gerlache s’interrogent - en néerlandais puis en français - sur les idées qui circulent de part et d’autre de la frontière linguistique à propos d’une nouvelle réforme de l’Etat.

Cela peut paraître un peu étrange, mais dans le contexte belge d’une nouvelle réforme d’Etat imminente 2+2 ne font pas 4. L’idée d’avoir quatre régions équivalentes (Flandre, Wallonie, Bruxelles et la Belgique de l’Est) qui auraient toutes des compétences communautaires n’est pas neuve, mais a été récemment relancée par le président du parti socialiste, Paul Magnette.

Du côté flamand, la ministre de l’Intérieur et des Réformes institutionnelles Annelies Verlinden (CD&V) a parlé récemment devant des étudiants d’une vision de "2+2" régions, dans laquelle Flandre et Wallonie seraient sur pied d’égalité, mais pas Bruxelles ni la Belgique de l’Est.

Ces deux idées créent des remous, mais chacune de l’autre côté de la frontière linguistique, parce qu’elles tiennent peu compte des sensibilités de cet autre côté. Ivan De Vadder (VRT NWS) et Alain Gerlache (RTBF) se demandent donc comment expliquer cette situation et si un compromis serait possible. En néerlandais, puis en français.

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