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Opération escargot sur le ring "pour des indemnités équivalentes à celles octroyées en Flandre"

Plusieurs collectifs de secteurs directement touchés par la crise ont mené une opération escargot lundi matin sur le ring de Bruxelles afin de "célébrer" une année d'arrêt de leurs activités. Un rassemblement s’est ensuite tenu au pied de l'Atomium.

En début de matinée, des dizaines de véhicules ont convergé des provinces de Liège, Namur, Brabant wallon et Luxembourg vers la capitale. Ils ont été rejoints par des professionnels du Hainaut. "En tout 200 à 300 véhicules ont roulé à 30, 50 ou 70 km/h sur deux bandes de circulation jusqu'au Heysel, en respectant les directives policières", indiquent les organisateurs.

L'action avait pour but d'attirer une nouvelle fois l'attention des autorités sur la situation de "grande détresse" des secteurs de l'horeca, de l'événementiel, des forains, des traiteurs, des food trucks ou du monde de la nuit.

Chacun de nous, à l'arrêt, subit de plein fouet le poids économique et psychologique des décisions visant à une amélioration de la situation sanitaire

"Depuis un an déjà, nos secteurs se conforment avec devoir et sens des responsabilités aux nombreuses directives imposées par nos gouvernements et experts. Nous appliquons les règles sans sourciller et consentons aux investissements et protocoles demandés pour garantir la sécurité de la population et de nos clients. Chacun de nous, à l'arrêt, subit de plein fouet le poids économique et psychologique des décisions visant à une amélioration de la situation sanitaire", déplorent les collectifs.

Un an plus tard, force est de constater que la situation est "extrêmement tendue voire catastrophique pour nombre d'entre nous", fustigent-ils. Les collectifs lancent donc un appel au Premier ministre "pour qu'il prenne conscience de la disparité des aides et qu'il se rende compte des sacrifices consentis pour sauver 11 millions de Belges". 

"Bruxelles et la Wallonie à la traîne"

"Nous demandons des indemnités à hauteur de 15% du chiffre d'affaires, soit l'équivalent de ce qui est octroyé en Flandre, car aujourd'hui Bruxelles et la Wallonie sont à la traîne".

Les gouvernements régionaux et le fédéral doivent accorder leurs violons pour ne pas nous laisser mourir", assène Carl De Moncharline", coordinateur des différents collectifs. "Si vos trois enfants étaient sur le point de se noyer, vous n'en sauveriez pas qu'un", illustre-t-il.

Le coordinateur insiste également sur la nécessité d'accélérer le tempo: "On nous avait annoncé en fanfare, début février, l'arrivée d'aides financières pour soutenir les secteurs en difficulté. Or, nous sommes le 15 mars et nous n'avons toujours rien reçu. Le dédain politique doit cesser; il faut agir et vite", conclut-t-il. 

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