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Covid-19 : Pour la première fois depuis décembre, plus de 500 patients aux soins intensifs

Entre le 6 et le 12 mars, 2.844 nouvelles infections au coronavirus ont été enregistrées en moyenne chaque jour, soit une augmentation de 21% par rapport à la semaine précédente, selon les chiffres mis à jour mardi matin par l'Institut de santé publique Sciensano.

Le plateau sur lequel se trouve la Belgique depuis plusieurs semaines a une fâcheuse tendance à être incliné vers le haut, a souligné Yves Van Laethem, le porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19, appelant à "ne pas se voiler la face."

"Nous sommes donc une fois de plus à un point de rupture potentiel mais nous pouvons toujours influencer cette évolution", a-t-il averti mardi à l'occasion d'une nouvelle conférence de presse sur la situation de l'épidémie de Covid-19 en Belgique.

Entre le 6 et le 12 mars, 2.844 nouvelles infections au coronavirus ont été enregistrées en moyenne chaque jour, soit une augmentation de 21% par rapport à la période de sept jours précédente. Une moyenne de 3.000 contaminations par jour sera atteinte cette semaine, selon M. Van Laethem. "Le virus circule plus facilement actuellement."

Les hospitalisations sont aussi en hausse, de 14%, pour une moyenne de 167 entre le 9 et le 15 mars. Le taux de positivité augmente légèrement, passant à 6,6%.

Lundi, 2.112 personnes malades du Covid-19 étaient hospitalisées en Belgique (+6% par rapport à la semaine précédente), dont 503 en unités de soins intensifs (+15%). Il faut remonter au 28 décembre pour avoir des chiffres d'occupation aussi élevés. "Mais nous étions alors dans une phase descendante", souligne encore Yves Van Laethem.

Pas d'explication claire à la hausse aux soins intensifs; rôle possible du variant anglais

Lundi, 503 personnes souffrant du Covid-19 se trouvaient aux soins intensifs, un nombre en hausse de 15% sur une semaine. Si les cas d'hospitalisations sont eux aussi en hausse (+6% en une semaine), suivant l'augmentation du nombre de contaminations (+21%), il semble que dans les hôpitaux, les lits aux soins intensifs se remplissent à un rythme plus soutenu ces derniers temps.

"Quelques-uns de ces patients nous viennent de France mais en nombre insuffisant pour expliquer en lui-même l'augmentation des patients qui se trouvent en soins intensifs. Pour les explications, nous n'avons pas encore pour l'instant une raison unique", a reconnu Yves Van Laethem, le porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19, au cours de la conférence de presse du mardi.

Mais plusieurs éléments peuvent avoir une influence comme le fait que les personnes hospitalisées actuellement sont un peu plus jeunes qu'auparavant, les résidents en maisons de repos, vaccinés, ne devant presque plus être hospitalisés. Ces personnes moins âgées, "pas très jeunes mais qui n'ont plus plus de 80 ans par exemple", et qui arrivent de leur domicile, sont "parfois dans des situations plus avancées que ce que l'on avait au préalable au point de vue de la sévérité de leur état".

"Ceci étant, on ne peut pas éliminer la possibilité que chez une partie de ces personnes, il y ait un rôle joué par une virulence plus importante des variants", a ajouté le porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19.

Deux publications scientifiques récentes, une anglaise et une danoise, accréditent en effet l'idée d'une virulence plus importante, entre autre chez les personnes un peu plus jeunes, du variant anglais du virus. "Et il faut rappeler qu'actuellement, le variant anglais constitue à peu près entre deux tiers et trois quarts des souches qui circulent dans notre pays. Et que l'ensemble des variants, anglais, sud-africain et brésilien, font un bon 75% des souches actuellement circulantes", a encore détaillé M. Van Laethem.
 

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