Un réseau de chaleur souterrain à Bruges dont les buses sont isolées.
Björn Appel/Wikimedia Commons/CC BY-SA 2.5

Huit villes flamandes s’engagent à ne plus utiliser d’énergies fossiles pour le chauffage d’ici 2050

Huit villes flamandes s’engagent à ne plus utiliser ni le gaz naturel ni le mazout pour le chauffage d'ici 2050, mais à utiliser de l’énergie renouvelable comme par exemple, des pompes à chaleur ou à des réseaux de chaleur. Elles soutiennent ainsi l'idée du Bond Beter Leefmilieu, qui a annoncé cette initiative mercredi. Les villes et communes pionnières sont : Beersel, Bruges, Gand, Courtrai, Louvain, Malines, Ostende et Turnhout. Dans le même temps, ces villes réclament une politique thermique plus ambitieuse au niveau régional.

"Plus de 90 % des foyers flamands sont aujourd'hui chauffés au gaz naturel ou au mazout", explique Benjamin Clarysse, coordinateur des politiques et des projets au Bond Beter Leefmilieu. "Mais pour maintenir un climat viable, nous ne devrions plus émettre de C02 en 2050. Chaque année, 100 000 ménages devront passer à la chaleur renouvelable. Une tâche titanesque."

La politique flamande contient déjà divers points de référence pour une politique thermique pour écologique, tels que des prêts sans intérêt et un système de subventions pour les rénovations, les réseaux de chaleur et les pompes à chaleur. 

Récemment, le "Réseau climatique", qui soutient les communes dans le déploiement de leur réseau de chaleur, a été ajouté. "Mais un soutien supplémentaire et une action coordonnée au niveau flamand sont nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques et chauffer toutes les villes et communes flamandes avec 100 % d'énergie renouvelable", déclare l'échevin du climat de Gand, Tine Heyse.

Bond Beter Leefmilieu appelle donc la Flandre à suivre l'exemple des huit villes et communes pionnières et à intensifier ses efforts en matière de chaleur verte. "La Flandre doit également utiliser son pouvoir pour fournir des mesures d'accompagnement social suffisantes. Ce n'est qu'à ce moment-là que l'on pourra dire adieu au fioul et au gaz naturel", conclut Benjamin Clarysse.
 

L'incinérateur d'IVBO à Bruges dont la chaleur est récupérée pour le chauffage.
Marc Ryckaert/Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0

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