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A partir du 6 avril vous pourrez acheter un autotest en pharmacie, mais est-il fiable à 100% ?

Les pharmacies seront fournies en autotests à partir du 6 avril, a annoncé ce lundi le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke (Vooruit), lors d'une conférence de presse consacrée à la stratégie de dépistage du coronavirus en Belgique.

Ces autotests sont des tests antigéniques rapides auto-prélevés et auto-lus, "c'est-à-dire que le citoyen fait tout lui-même", a précisé Carole Schirvel, commissaire de gouvernement adjointe. Le résultat est obtenu en 15 à 20 minutes. Les personnes bénéficiant de l'intervention majorée (BIM) ne devront payer qu'un euro.

Par ailleurs, depuis la semaine dernière, les entreprises peuvent demander gratuitement au fédéral des tests antigéniques rapides pour tester, de manière préventive, leur personnel qui ne peut télétravailler.

Pourquoi seulement en pharmacie ?

En Belgique, les autotests ne seront pas vendus dans les supermarchés, comme c'est le cas dans certains autres pays. En Allemagne, de tels tests sont disponibles depuis le début du mois dans les chaînes de supermarchés Lidl et Aldi, mais ce ne sera pas le cas en Belgique. Pourquoi ? Il est important qu'une personne ayant des connaissances en la matière puisse expliquer comment effectuer ce test.

Combien ça coûte ?

Un autotest coûtera environ 7 à 8 euros. Les personnes qui bénéficient d’une allocation majorée (BIM) par l'assurance maladie seront remboursées. "Concrètement, ces personnes pourront acheter 2 tests par semaine pour chaque membre de leur famille à 1 euro par test. Pour toutes les autres personnes, il n'y aura pas de remboursement", déclare le ministre Frank Vandenbroucke.

De plus, seuls les autotests approuvés par l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé seront autorisés à être vendus chez nous. Actuellement, un seul autotest a été approuvé par l'AFMPS.

Quelle est la fiabilité réelle de ces tests ?

Les autotests sont tout aussi fiables que les tests rapides, car il s'agit exactement du même test. Mais ces tests rapides sont toutefois moins fiables que le test PCR. Ces autotests - tout comme les tests rapides - ne sont pas précis à 100 %. Il se peut donc que le test soit négatif, mais que vous soyez toujours contaminé et donc également contagieux pour les autres.

En outre, vous pouvez également effectuer le test de manière incorrecte, même si leur utilisation constitue un jeu d'enfant. Certaines personnes ont effectivement du mal à lire le résultat, car la ligne n'est parfois pas très claire. En cas de doute, un test PCR devrait fournir une certitude.

Que puis-je faire si mon test est négatif ?

Rien de plus que les autres. Puisque ces tests ne donnent pas une garantie à 100 % vous devez respecter toutes les mesures sanitaires, telles que la distanciation sociale et le port du masque.

Mais pourquoi alors faire de tels tests ? "Cela représente une couche supplémentaire de sécurité", explique le microbiologiste Herman Goossens. "Par exemple : vous voulez retrouver des amis ou vous voulez rendre visite à votre grand-mère, qui est votre contact préféré. À partir de maintenant, vous pouvez vous tester rapidement. Si le test est positif, vous restez à la maison. Vous n'auriez pas connu le résultat autrement, car vous n'avez peut-être pas (encore) de symptômes".

Plus il y aura de tests - y compris des autotests - plus nous détecterons de personnes infectées. Chaque infection que nous trouvons est une victoire", déclare encore Herman Goossens. "Nous trouverons aussi plus rapidement de cette façon les super-contaminateurs - les personnes qui ont beaucoup de particules virales et sont donc plus susceptibles d'infecter d'autres personnes".

Que se passe-t-il si votre test est positif ?

Dans ce cas, vous devrez contacter un médecin, indique l'arrêté royal. Concrètement, on vous demandera donc de vous faire dépister avec un test PCR classique, soit dans un centre de testing, soit chez un médecin. Seul un test PCR vous permet d'être sûr de votre résultat.

Les autotests pourront-ils éventuellement être utilisés dans le secteur horeca ou lors d'événements ?

Lorsque le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) a déclaré, il y a quelques semaines, que les cafés et restaurants pourraient rouvrir leurs portes le 1er mai, il a immédiatement ajouté que les "tests" pourraient jouer un rôle important à cet égard". Vous pourriez également étendre ce principe aux événements. Dans un mois, la Flandre organisera un événement-test, où tout le monde sera testé. Ainsi, le gouvernement veut voir si les tests peuvent être un moyen de rendre plus de choses possibles à l'avenir.

Mais cela semble plus facile à dire qu'à faire. L'utilisation de l'autodiagnostic lors de manifestations, par exemple, ne me semble pas être très réaliste. Si vous avez payé très cher pour un concert, vous voulez vraiment y aller. Or qui fera un test avec le risque de ne pas être accepté ?

Les tests rapides - administrés par un médecin - peuvent être une option. "Mais tester des milliers de personnes avant qu'elles n'entrent dans un lieu ne me semble pas évident", ajoute Herman Goossens (photo).

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