Le gouvernement slovaque se porte partie civile dans l'affaire Jozef Chovanec

Le gouvernement slovaque s'est porté partie civile dans l'enquête sur la mort de Jozef Chovanec, signalent samedi De Morgen et Het Laatste Nieuws. L'homme est mort en 2018 après une intervention policière dans une cellule de l'aéroport de Charleroi. "Il est inacceptable qu'un compatriote soit maltraité en raison de sa nationalité", ont justifié les autorités slovaques.

En septembre de l'année dernière, le Parlement slovaque avait adopté une résolution exigeant que la Commission européenne enquête sur la mort de Jozef Chovanec. Le texte avait été soutenu tant par la majorité que par l'opposition. La Slovaquie s'est également portée partie civile dans l'enquête judiciaire belge. Ceci est confirmé par l'avocate Ann Van de Steen, qui défend les intérêts de la veuve et de la fille de Jozef Chovanec. Aujourd'hui, elle représente également le gouvernement slovaque.

"Au vu des faits, il est clair qu'il existe au moins des indices sérieux que la mort de M. Chovanec soit un crime. Les coups portés volontairement ont contribué à sa mort", accuse l'avocate.

La Slovaquie fait pression pour que les faits soient poursuivis devant un tribunal et demande provisoirement un euro de dommages et intérêts.

La Slovaquie assure avoir un intérêt dans la démarche. "Un citoyen slovaque est décédé à la suite de faits qui font actuellement l'objet d'une enquête. Le peuple slovaque a été choqué, surtout après avoir vu les images de la cellule. Pendant l'intervention de la police, des gestes nazis ont été effectués, il se pourrait donc que des motifs racistes aient joué un rôle. L'État slovaque ne peut accepter qu'un de ses citoyens soit maltraité en raison de sa nationalité."

 

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