Des entreprises portuaires anversoises s’unissent contre la fraude et le trafic de drogues

Les expéditeurs de marchandises actifs dans le port d’Anvers lancent un point de contact pour dénoncer des cas de fraude ou de trafic de stupéfiants. C’est ce qu’écrit ce mercredi le quotidien Gazet van Antwerpen et l’information a été confirmée à la rédaction de VRT NWS. Les transitaires ont l’intention de s’échanger ainsi des informations sur des affaires suspectes, afin de lutter contre les pratiques frauduleuses.

Quelque 200 entreprises d’expédition sont actives au port d’Anvers. Ces sociétés règlent le transport de marchandises via les navires ou des camions. Grâce à la création d’un point de contact, ces transitaires veulent contrecarrer le passage par le port de produits de contrefaçon ou de stupéfiants.

Elles ont tout avantage à lutter contre le trafic illégal car si de la drogue ou des produits contrefaits entrent en Belgique via leur transport, ces sociétés sont souvent condamnées pour complicité.

"Nous voyons parfois des choses suspectes, comme des conteneurs provenant de Colombie du sud qui contiennent des meubles ou des articles de Noël. Ce sont des transports qui ne sont pas logiques", explique Olivier Schoenmaeckers de la Fédération des expéditeurs. "Des sociétés frauduleuses offrent alors ces transports à divers expéditeurs, dans l’espoir que l’un d’eux acceptera. C’est maintenant à nous d’échanger nos informations et notre expérience entre collègues, afin d’éviter que ces sociétés frauduleuses ne tentent de nous approcher", indique Schoenmaeckers.

Et de donner un exemple : "Il y a quelques temps, plusieurs expéditeurs ont subitement reçu la demande d’importer des conteneurs d’eau potable venant de Turquie. Ce qui n’est pas un transport logique. Le point de contact nous permettra de mettre les collègues en garde contre pareilles pratiques".

Les informations pourront éventuellement aussi être communiquées aux autorités. "Mais il serait également utile pour les transitaires de recevoir certaines informations des autorités. Nous pourrons alors mieux évaluer le risque que représentent certains trafics".

BELGA

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