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Un nombre croissant de phoques aperçus au littoral belge

De plus en plus de phoques sont repérés à la Côte belge ces dernières années. En 2020, jusqu'à 1.900 phoques ont ainsi été aperçus, ce qui représente la moitié de plus que l'année précédente. Le revers de la médaille est qu'il y a aussi davantage de phoques pris au piège dans les filets de pêche, rapporte Natuurpunt, l'association indépendante flamande de bénévoles pour la protection de la nature.

Depuis l'interdiction de la chasse aux phoques dans les années 1960, les populations ont pu se rétablir dans le sud de la mer du Nord. Les phoques gris et les phoques communs ont dès lors été observés plus fréquemment le long de la Côte et même dans l'Escaut.

Cette augmentation représente néanmoins un certain nombre de défis, indique Natuurpunt. Par exemple, lorsque les phoques viennent se reposer sur le rivage, ils peuvent être importunés par des passants ou des chiens qui ne sont pas tenus en laisse, ce qui peut leur causer inutilement du stress.

"De fin décembre à mars-avril, les bébés phoques viennent se reposer sur nos plages. Il est crucial pour leur survie qu'ils se reposent suffisamment", explique l'association flamande. Cette dernière appelle à garder une distance suffisante avec les animaux et à tenir les chiens en laisse.

De plus, les phoques sont plus souvent susceptibles de devenir des victimes collatérales de la pêche. En s'emmêlant dans les filets, ils finissent par se noyer. Chaque année, on retrouve en moyenne 45 phoques morts sur les plages belges. Cette année, déjà une trentaine de cadavres ont été retrouvés, a indiqué vendredi l'Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB) dans le journal Krant van West-Vlaanderen. Plus de la moitié d'entre eux ont probablement été victimes de la pêche.

"Selon l'IRSNB, le nombre de phoques qui meurent chaque année à cause de la pêche dans les eaux belges ne met pas en danger leur population", rassure néanmoins Natuurpunt. La pollution est également une menace pour les phoques. Mais la présence, par exemple, de PCB - ou polychorobiphényles, des composants industriels hautement toxiques - qui affaiblissent le système immunitaire et réduisent la fertilité, a progressivement diminué ces dernières années.

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