Steven Van Gucht : "Nous n'avons plus aucune marge aux soins intensifs dans les hôpitaux"

"En Belgique, on n'a plus aucune marge dans les hôpitaux dans les unités de soins intensifs. Les assouplissements doivent donc être mis en œuvre prudemment, étape par étape". C'est ce qu'a déclaré le virologue Steven Van Gucht mercredi après-midi dans le journal télévisé de la VRT.

Les différents gouvernements du pays sont à nouveau en réunion depuis 9h ce mercredi au Palais d’Egmont à Bruxelles pour discuter des mesures sanitaires. Steven Van Gucht était interrogé sur ce qu’il estimait possible comme assouplissements.

Les chiffres des contaminations au coronavirus continuent de baisser, mais pas assez fortement. "Nous sommes toujours au même pic de la 3e vague", a déclaré Steven Van Gucht. 

"Mais la situation est différente aujourd'hui. Nous avons de meilleure perspective grâce à la campagne de vaccination qui est en cours."

Le virologue s'attend à ce que les chiffres continuent à baisser, mais il souligne qu'il n'y a plus de marges dans les hôpitaux. "Si les chiffres continuent à baisser, c'est une bonne chose. Mais l'assouplissement crée de l'incertitude. Il faut l'aborder avec prudence et par étapes", ajoute le virologue.

Selon Steve Van Gucht, on effectue actuellement beaucoup moins de tests. "Ce sont les vacances et il n'y a donc plus de dépistage dans les écoles. Et beaucoup de gens sont en vacances."

Or, le plus inquiétant, selon le virologue, c'est le pourcentage de tests positifs. "Ce pourcentage ne cesse d'augmenter : on réalise moins de tests mais on en teste toujours plus de personnes qui sont positives. Cela s'explique par l'augmentation des contacts entre les personnes, notamment en privé, et par les variants hautement contagieux du virus", a déclaré M. Van Gucht.

Selon lui, la "pause de Pâques" a certainement eu un impact. "Sans ces mesures, nous aurions été dans une situation bien pire", a déclaré Steven Van Gucht.

Il compte sur le soutien de la campagne de vaccination. "Il est également important que nous continuions à surveiller les chiffres. Nous parlons toujours des dates auxquelles un assouplissement est possible. Il serait bon que nous y attachions des conditions supplémentaires, à savoir les chiffres du nombre d'admissions et du nombre de personnes aux soins intensifs."

 

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