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Malgré l’interdiction, des lieux culturels comptent rouvrir leurs portes du 30 avril au 8 mai

Dans le cadre de la cinquième action du collectif "Still Standing for Culture", de nombreux lieux culturels vont reprendre leur programmation interrompue il y a 6 mois et braver l'interdiction d'ouvrir. C’est ce qu’ont annoncé ce dimanche les organisateurs, par voie de communiqué. Les institutions concernées proposeront de multiples activités entre le 30 avril et le 8 mai, dans le respect des protocoles sanitaires.

Au vu de la situation de crise dans laquelle se trouve le secteur culturel, plusieurs centres culturels, cinémas, théâtres et lieux associatifs s'apprêtent à rouvrir leurs portes au public entre le vendredi 30 avril et le samedi 8 mai.

Des activités seront organisées chaque jour : spectacles, projections, débats, musique, performances, répétitions publiques... La mobilisation sera particulièrement vive le samedi 1er mai, fête des travailleurs·euses, annoncent les organisateurs.

Le programme complet de cette reprise culturelle sera dévoilé le vendredi 23 avril, à l'heure du prochain Codeco, sur le site www.stillstandingforculture.be.

Incompréhension du secteur

"Les restrictions décidées fin mars ont impacté la plupart des secteurs. Le déconfinement du 26 avril était donc l'occasion de répartir enfin les efforts solidairement sur l'ensemble de la société. Occasion ratée, une nouvelle fois", regrette le collectif "Still Standing for Culture". "Ainsi, l'idée de diminuer les contacts sociaux à certains endroits (centres commerciaux ou transports en commun, par exemple) afin de permettre la reprise progressive d'autres activités, semble ne pas avoir effleuré l'esprit des membres du Codeco."

Selon le collectif, la situation sanitaire n'explique pas pourquoi le sort des lieux culturels a été systématiquement éludé pendant des mois, ni pourquoi de nouvelles conditions sortent du chapeau gouvernemental lorsque leur réouverture est enfin abordée. "Si des expériences tests sont réellement utiles, pourquoi ne les avoir pas menées au début de la deuxième vague en novembre dernier? Les expériences (très encourageantes) menées dans plusieurs autres pays européens ne suffisaient-elles pas?", se questionne le collectif.

Par ailleurs, le collectif se demande pourquoi, si de nouvelles mesures de gestion du risque sont nécessaires (désinfection de l'air, détection CO2, testing, "pass Covid"...), celles-ci ne sont envisagées que pour les lieux culturels et non pour l'ensemble des situations et des secteurs qui réunissent un public en intérieur. 

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