Ben Weyts : "Ce n’est pas le moment de raccourcir les vacances d’été"

Le ministre flamand de l'Enseignement Ben Weyts (N-VA) estime que ce n’est pas le moment de décider de raccourcir de deux semaines les prochaines vacances d'été afin d'enrayer le déficit d'apprentissage causé par la crise sanitaire. Ce faisant, il rejette une proposition faite par certains spécialistes de l'éducation. Ben Weyts souligne les lourdes conséquences sociales que cela aurait et ne se rallie pas immédiatement à leur proposition.

Selon le ministre flamand de l'Enseignement Ben Weyts (N-VA), ce n'est pas le moment d’en discuter. "Cette décision semble très simple, mais elle ne l'est pas. Elle aura un impact considérable sur la vie personnelle de chacun, sur le monde du travail et donc sur la société tout entière. Ce n'est pas le moment d'avoir ce débat maintenant".

Il n’y aura donc pas de vacances d’été plus courtes cette année, même si Ben Weyts ne rejette pas le débat : il veut y réfléchir, mais pas pour cette année scolaire. Les vacances de Pâques ont déjà duré une semaine de plus, et les élèves de 2e et 3e année du secondaire bénéficient déjà d'un enseignement à distance à temps partiel tout au long de l'année scolaire. "Il ne serait pas motivant, ni pour les enseignants ni pour les élèves, de raccourcir les vacances en ce moment. Je pense qu'il y a des choses plus importantes à discuter en ce moment."

Des cours d'été pour rattraper le retard scolaire

La crise sanitaire a provoqué le retard d’apprentissage chez nombreux élèves dans leurs études. Pour les experts en éducation, il serait donc opportun de raccourcir les vacances.

Le ministre Ben Weyts pense de son côté que les cours d'été sont la solution. Cette proposition, déjà concrète et réalisable, devrait aider les enfants en décrochage scolaire à rattraper leur retard. Le gouvernement flamand a débloqué 10 millions d'euros pour organiser ces cours d'été.

 

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