Pour rompre la morosité ambiante, Georgette, 82 ans, se fait tatouer "Joie de vivre" sur le poignet

Le confinement nous fait parfois faire des choses étranges. Ainsi Georgette Foncke de Wetteren, âgée de 82 ans, n'aurait jamais imaginé un jour se faire tatouer mais à présent c'est fait. Désormais, elle aura "Joie de vivre" sur son poignet. Une référence claire à l’ambiance actuelle. "Ma joie de vivre était en train de disparaître à cause du Covid, alors je me suis dit : "Georgette, ne te laisse pas abattre, tu dois conserver ta joie de vivre."

Georgette Foncke est une dame pleine de joie et d’enthousiasme comme on peut l’entendre lorsqu'elle vient au téléphone pour donner son explication sur Radio 2 Oost Vlaanderen (VRT) : "Nous devons garder notre joie de vivre, Monsieur ! Parce qu’elle a disparu l'année dernière à cause du corona. "Je suis souvent enfermée et nous devons souvent rester dans notre appartement. Parfois ça me va, mais parfois non. Et puis j’ai décidé de réagir pour rompre la morosité".

Pourquoi en francais ?

La devise tatouée sur son poignet est en français, mais ce n'est pas surprenant. Georgette avait l'habitude jadis d'entendre souvent parler français, même si elle n'a pas été élevée dans cette langue. Elle raconte ensuite toute l'histoire  de son enfance, l'orphelinat et puis la guerre. Et au final, elle a continué à aimer le français. "Je lis toujours des livres en français aujourd'hui et puis j'apprécie énormément la chanson française."

L’habitante de Wetteren voulait "Joie de vivre" et rien d'autre sur son poignet. Pas un tigre ni un papillon. "Non, non, non", dit-elle en riant, "je profite de la vie, c'est ma devise et c'est ce que je voulais qu’on inscrive. J'ai 82 ans, mais je ne suis pas encore morte. Nous devons faire de notre mieux, monsieur. Nous avons beaucoup perdu cette année, mais nous avons encore beaucoup de choses à vivre (ndlr). Il faut donc profiter de la vie."
 

Ce sera mon seul tatouage. Après ça suffit.
Georgette Foncke

Et qu’est-ce qui ferait le plus plaisir à Georgette ? Elle n'a pas à y réfléchir longtemps. "Aller en Allemagne ou à Paris et aller au restaurant", dit-elle. "J'ai travaillé dans le secteur de la restauration jusqu'à l'âge de 80 ans. Ma plus grande tristesse est de ne plus pouvoir le faire maintenant, car c'était agréable." 

Maintenant qu'elle a son premier tatouage, est-ce que cela signifie qu'elle y a pris goût ? "Non, pas du tout", dit-elle fermement. "On ne peut pas remplir une dame de 82 ans de tatouages, on ne peut pas faire ça. Ma "Joie de vivre" est là maintenant, mais un seul tatouage, ça suffit."

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