La Belgique va renforcer le contrôle d’investissements étrangers

La Belgique, comme d’autre pays de l’Union européenne, va scruter attentivement les investissements étrangers. C’est ce qu’annonce le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne dans les colonnes des quotidiens financiers De Tijd et L'Echo, ce vendredi. Il s’associe au ministre de l’Economie, Pierre-Yves Dermagne, pour mettre en place cette nouvelle mesure.

Pour ce faire, une commission ad hoc sera créée au sein du service public fédéral Économie, qui rassemblera des représentants de plusieurs ministères et dans laquelle la Sûreté de l'État jouera un rôle. Le screening concernera les enjeux sécuritaires, et pas économiques.

Sont concernés par ces contrôles renforcés des investissements dans des infrastructures critiques en matière d'énergie, de santé, de communication ou de défense, par exemple. "Les étrangers qui souhaitent investir dans une entreprise et obtenir 25% des droits de vote, devront en informer la Commission de screening des investissements", prévient le ministre de la Justice.

Treize États européens filtrent déjà les investissements étrangers. C'est notamment le cas de la France, de l'Allemagne et des Pays-Bas. L'interdiction d’un investissement ne sera qu'un dernier recours, s’il a été jugé qu’il peut nuire à l’ordre public et la sécurité et après avoir tenté de réduire les risques à un minimum.

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