La SNCB lance un service de retrait de produits frais issus du circuit court

Les chemins de fer belges lancent un projet pilote à l’attention des voyageurs et des riverains. Dès ce lundi 10 mai, ils peuvent commander des fruits et légumes locaux via l’internet et venir retirer leurs produits en gare une fois par semaine, annonce la SNCB. En Flandre, c’est la gare de Gand-Saint-Pierre et en Wallonie celles de Liège-Guillemins, Ottignies et Braine-le-Comte qui ont été sélectionnées pour tester le projet.

Le concept prévoit l'installation, dans chaque gare concernée, d'un espace de retrait hebdomadaire de denrées alimentaires locales - essentiellement des fruits et légumes -, préalablement commandés en ligne. Les personnes intéressées pourront donc commander les produits à l'avance via un site internet dédié, et venir chercher leur commande à la gare une fois par semaine.

Les produits pourront être retirés dès le 20 mai en gare de Liège-Guillemins (entre 15h30 et 18h30), et à partir du 21 mai dans les gares de Braine-le-Comte (entre 15h et 18h), Ottignies et Gand (entre 15h30 et 17h30).

Lancé en septembre 2020, l'appel d'offres a donné lieu à une quarantaine de réponses. Pour la Wallonie, après analyse des candidatures - avec notamment comme critère de proposer au minimum 70% de denrées locales, produites dans un rayon de maximum 30 km -, la SNCB a octroyé le marché en gare de Liège-Guillemins au "Panier des Producteurs Passionnés", en gare de Braine-le-Comte à "La Clique en Senne" et en gare d'Ottignies à "Agricovert".

Pour la gare de Gand (photo), en Flandre orientale, c’est la société Voedselteams qui a été sélectionnée. Elle débutera le 21 mai. Ce projet est prévu pour un an dans un premier temps, et sera susceptible de perdurer, voire de se développer dans d'autres gares en fonction de son succès.

Une autre image du quartier de la gare

Les alentours d’une gare ont parfois une connotation négative dans l’esprit des riverains. Pendant longtemps c’était un quartier où les voyageurs se dépêchaient pour attraper un train ou se rendre à un endroit au saut du train. Un sentiment d’insécurité y était aussi lié.

Mais la vision de la fonction d’une gare dans la ville a bien changé ces dernières années. Elle est de plus en plus considérée comme faisant partie de la vie urbaine quotidienne. On réfléchit aux usages qu’on pourrait encore en faire, en plus de celui du transport. "La gare est davantage considérée comme un endroit où il se passe beaucoup de choses. Un endroit où l’on vit aussi", indique Bart Crols de la SNCB.

Dans certains cas, la gare relie deux parties de la ville, comme c’est le cas pour la gare de Louvain (Brabant flamand). La gare peut aussi offrir d’autres services, comme un bureau de poste à Malines. Et la gare de Bruxelles-Midi est devenue un petit centre commercial, où l’on peut même prendre un verre en terrasse, hors période de corona.

La SNCB est allée encore plus loin : elle avait déjà conclu un accord pour doubler le nombre de terminaux Bancontact au cours des prochaines années. Et elle vient donc de lancer le projet pilote de collecte de paquets de fruits et légumes provenant de cultivateurs locaux.

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