Cette année aussi, le ramadan se termine en petites bulles familiales

Les Belges musulmans fêtent ce jeudi la fin du ramadan, en comité restreint pour la deuxième année consécutive en raison de l'épidémie de coronavirus. Crise sanitaire oblige, l'Aïd Al Fitr sera fêtée sans les grands rassemblements familiaux qui rythment d'ordinaire la fin de ce mois de jeûne. Les fidèles disent les prières à la maison, les rassemblements étant interdits dans les mosquées également.

L'Exécutif des musulmans de Belgique (EMB) a rappelé que seuls deux contacts rapprochés en plus des membres du foyer sont autorisés à l'intérieur et 10 à l'extérieur, excepté entre minuit et 5h du matyin, où les rassemblements sont limités à trois personnes. L'EMB a appelé les fidèles à "prendre soin de soi et des autres" et à se montrer solidaires envers ceux qui ne peuvent célébrer la fin du ramadan entourés de leurs proches.

Le ramadan a débuté le mardi 13 avril en Belgique. Célébrée le premier jour du mois de Chawal, ce qui correspond cette année au jeudi 13 mai, l'Aïd Al Fitr marque donc la fin d'un mois considéré comme un moment de dépassement et de maîtrise de soi. Les musulmans ont ainsi été, comme traditionnellement, invités à s'abstenir de manger, boire, fumer et avoir des rapports sexuels de l'aube au coucher du soleil.

En raison des mesures de confinement prises pour tenter d'endiguer la propagation du coronavirus, certains rites ont, pour la deuxième année consécutive, été modifiés. Comme la rupture du jeûne le soir qui s'est quotidiennement faite chez soi, en privé, plutôt qu'entre famille et amis.

Une famille musulmane malinoise (photo) interviewée mercredi soir par VRT NWS témoignait aussi des aspects positifs de cette restreinte en bulles familiales. "Nous discutons davantage, je constate que j’aide davantage mes parents à la maison. Cela nous rapproche les uns des autres", expliquait la fille ainée de la famille.

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