Affrontements entre participants et forces de l'ordre lors de la Boum 2

Le collectif organisateur de "La Boum test" annonce qu'il "jette l'éponge"

Le collectif "L'abîme", organisateur d'un rassemblement festif non autorisé début mai dans le Bois de la Cambre sous l'appellation "La Boum 2" (photo), en dépit des règles sanitaires en vigueur, a annoncé vendredi soir sur sa page Facebook qu'il renonçait à organiser "La Boum test", un nouvel évènement prévu initialement ce samedi 15 mai, toujours dans le Bois de la Cambre de la capitale. Le collectif avait cette fois introduit une demande auprès des autorités de la Ville de Bruxelles pour organiser la nouvelle édition test ce samedi soir, mais ne l’avait pas obtenue, l’événement "ne répondant pas aux critères requis".

"On abandonne ... on jette l'éponge face à tant d'incompréhension et de haine après tout ce que l'on a sacrifié pour la cause. Cela a fini de nous achever, malgré tous nos efforts. L'ABÎME c'est fini, longue vie à LA BOUM !", écrivait L’abîme vendredi soir sur sa page Facebook. Quelques heures auparavant, le collectif avait déjà semblé revenir sur ses projets, invoquant des prévisions météorologiques peu engageantes.

"Il semblerait, malgré le soleil de ce jour, que la météo ne soit pas de notre côté pour le testing de demain. En effet, les centres météorologiques nous annoncent un gros orage", avait posté L'Abîme. "Nous ne pouvons prendre le risque de faire les prélèvements dans de mauvaises conditions étant donné que cela se fera en extérieur sous le kiosque. Autant pour les volontaires que pour l'équipe médicale ou encore pour la conformité des résultats du test, il est préférable de reporter ce testing à la prochaine BOUM. Sans doute le 22 mai, nous vous le confirmerons le plus rapidement possible".

Le collectif L'abîme avait en effet demandé à des volontaires de se soumettre à des tests Medakit à leur arrivée au Bois de la Cambre et cinq jours après l'événement afin d'essayer de démontrer que de tels événements en extérieur entre jeunes ont peu de conséquences sur la propagation du virus. Une demande d'autorisation avait été introduite pour cette "Boum Test", mais les organisateurs avaient essuyé un refus des autorités au motif que l'événement ne remplissait pas les critères requis, précisait la porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles.

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