©Patrick ALLARD/REA

Chaque jour, 13 Flamands sont internés de force en psychiatrie

L’an dernier, 4.735 Flamands ont été internés de force dans un service de psychiatrie. D’après les quotidiens De Morgen et Het Laatste Nieuws, ce chiffre est le plus haut enregistré en 10 ans. Et la crise du corona n’y serait pas pour grand-chose.

Les internements forcés ont fortement augmenté ces dix dernières années. En 2010, on en comptait 3.043 au nord du pays. Depuis, ce chiffre a en moyenne augmenté de 4,6% par an. En 2020, un internement sur huit était sur base involontaire.

"La contrainte doit être évitée"

La coupole des hôpitaux de Flandre Zorgnet-Icuro, qui collecte les données, se montre inquiète face à cette situation. "La contrainte doit autant que possible être évitée, car elle peut causer des traumatismes et des stigmates", explique l’administratrice-déléguée, Margot Cloet.

D’après cette dernière, la crise du coronavirus n’est pas vraiment liée à la hausse des chiffres, du moins pas lors de la deuxième vague de septembre à novembre. Cette hausse est davantage expliquée par une augmentation des addictions à l’alcool et la drogue, surtout chez les jeunes, ainsi qu’à des problèmes d’agression ou encore des troubles de l’alimentation. 

Appel à une réforme de la loi

Selon Margot Cloet, le système des internements forcés est souvent utilisé pour éviter les listes d’attente dans les services traditionnels de psychiatrie. La représentante de Zorgnet-Icuro remarque également que dans certains cas, il n’est pas question de troubles psychiatriques ou de situation dangereuse. Elle appelle donc dans la foulée à une réforme de la loi sur les internements. 

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