Vers un plan d'action sur le suivi des radicalisés dans les services armés

Le Premier ministre Alexander De Croo a annoncé ce vendredi avoir demandé au président du Comité de concertation pour le Renseignement et la Sécurité (CCRS) d'élaborer un plan d'action sur le suivi structurel de la manière dont les services armés gèrent la menace des membres du personnel radicalisés. La demande fait suite aux menaces proférées contre l’armée, des institutions et des personnalités par le militaire fugitif Jürgen Conings, suivi depuis un an pour sa radicalisation d’extrême-droite et pourtant chargé de gérer un dépôt d’armes au sein de l’armée.

Ce plan d'action doit aussi porter sur la manière dont l'information circule et est suivie et les procédures utilisant les services du personnel vis-à-vis des membres du personnel qui seraient radicalisés, a précisé le Premier ministre De Croo à l'issue d'une réunion du comité ministériel restreint consacré notamment au militaire en fuite Jürgen Conings.

Les services armés concernés sont la défense, la police, la douane et la justice. Ce plan d'action devrait être discuté le mois prochain au sein du Comité stratégique du renseignement et de la sécurité, avant d'être soumis au Conseil national de sécurité (CNS).

Le Comité de concertation pour le Renseignement et la Sécurité rassemble les différents services de sécurité et de renseignement du pays: la Sûreté de l'État, le Service général du Renseignement et de la Sécurité de l'armée (SGRS), l'Organe de coordination et d'analyse de la menace (Ocam), la police fédérale, le centre de crise national, le Service public fédéral Affaires étrangères et le Collège des procureurs généraux. Ensemble, ils élaborent des propositions dans le cadre de la politique de sécurité belge, à destination du Conseil national de sécurité.

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