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Les supporters de Bruges fêtent le titre mais sans respecter les mesures sanitaires

Si le Club de Bruges a terminé la saison par une défaite contre le Racing Genk, quelque 2.000 supporters sont tout de même venus saluer leurs joueurs et fêter le titre, dimanche soir, aux abords du stade Jan Breydel. A présent que la saison est terminée, ce 17e titre et le second d'affilée, a été fêté avec exubérance mais les mesures sanitaires ont à nouveau été transgressées par de très nombreux supporters. Le capitaine brugeois Ruud Vormer explique cette attitude : "Il y a toujours des critiques. Mais les gens ont besoin d'un défouloir. Ils le font de cette façon et je le comprends totalement. On ne devient pas champion tous les jours. Les gens veulent s'amuser."

A la demande du Club de Bruges, et pour éviter que les supporters n'organisent des fêtes spontanées partout, la ville et le club ont convenu qu'après le match, un modeste hommage aux joueurs pourrait être organisé du côté nord du stade.
La police était présente en nombre pour faire entrer les supporters de manière contrôlée depuis la place et ses cafés. 

Pendant environ 20 minutes, ce fut ensuite une grande fête sur la scène devant le stade : musique forte, fans frénétiques, beaucoup de feux de Bengale. Les mesures sanitaires n'ont ainsi pas été respectées de tous, avec beaucoup de fans sans masque et très peu voire aucune distance entre eux.

Un peu avant 22 heures, les joueurs, qui portaient, eux, bien un masque, ont ensuite quitté le podium, sans avoir eu de contact rapproché avec les supporters et la musique s'est arrêté. À ce moment-là, et comme convenu, tous les bars et les magasins de nuit du quartier avaient déjà fermé leurs portes et les équipes de nettoyage de la ville s'affairaient à nettoyer les piles de canettes, de gobelets en plastique et de bouteilles en verre.

D'après la police, une demi-heure après l'hommage des joueurs, il y a encore eu une bagarre avec certains supporters. Vers 22h30, la "Platse" a été évacuée.
Sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnes ont critiqué ces festivités près du stade, car de nombreux supporters n'y portaient donc pas de masque et ne respectaient pas les distances de sécurité. La police n'est cependant pas intervenue.

"Je crois toujours que c'était le bon choix. Les gens appelaient à venir au stade de toute façon", a justifié dimanche soir Dirk De fauw (CD&V), le bourgmestre de Bruges, défendant la tenue de cet événement-test. "Il vaut mieux laisser les choses se faire de manière contrôlée que de les transformer en une autre La Boum. Ce n'était pas un événement planifié à l'avance, mais il s'est développé spontanément. Et avec une violence policière grossière, vous ne parvenez à rien, si ce n'est un jeu du chat et de la souris dans les rues de Sint-Andries."
 

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