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La cellule Personnes disparues déterre plus de 200 corps non-identifiés pour une analyse ADN

Depuis sa création en 1995, la cellule Personnes disparues de la police judiciaire fédérale a résolu 97% des 29.368 dossiers de disparition traités, annonce ce mardi le cabinet du ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne. Ce dernier était ce mardi à Bruges, où la police a ouvert dans un cimetière quelques tombes de personnes encore non-identifiées. La cellule espère qu’une analyse ADN permettra de découvrir leur identité.

Sur les dossiers résolus en 25 ans par la cellule Personnes disparues, quelque 25.177 personnes étaient encore en vie lorsqu'elles ont été retrouvées. Dans les 3.432 cas restants, le décès a été déploré.

Les 759 affaires toujours non élucidées ne sont pas oubliées. Une piste importante est celle des 250 corps non identifiés inhumés dans les cimetières belges. L'"Opération cimetière" vise d'ailleurs à cartographier ces corps, et à les identifier grâce à des échantillons d'ADN.

"Le profil génétique est ensuite introduit dans la base de données ADN des personnes disparues de l'Institut national de Criminalistique et de Criminologie (INCC) pour être comparé à l'ADN présent dans tous les dossiers encore ouverts de personnes disparues", précise le cabinet du ministre Van Quickenborne.

L'échange des profils ADN est actuellement possible avec 22 États membres de l'Union européenne. Dix-huit personnes - neuf femmes et neuf hommes - travaillent pour la cellule Personnes disparues.

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